Un an de réformes : me josé mpanda redonne à la rdc sa place dans les télécoms

Bannière illustrant les réformes du gouvernement en télécommunications

Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC), célèbre un an de gouvernance au sein du gouvernement Suminwa II. Une année marquée par des avancées majeures, redonnant à la République démocratique du Congo (RDC) une place centrale dans les instances internationales du secteur.

Une année de défis relevés à l’international

À son arrivée au ministère, Me José Mpanda a identifié trois enjeux majeurs : sortir la RDC de son isolement dans les organisations internationales, améliorer les conditions de travail de l’administration et favoriser un climat des affaires propice aux opérateurs de télécommunications. Moins de deux mois après sa prise de fonction, la RDC a retrouvé ses droits de vote et de parole au sein de l’Union postale universelle (UPU), perdus depuis plus de trois décennies en raison du non-paiement des cotisations.

Cette réhabilitation a été rendue possible grâce à un plaidoyer soutenu auprès du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et du gouvernement. Un exploit qui a permis à la RDC de réintégrer pleinement la communauté internationale des télécommunications.

Un autre succès international d’envergure concerne le rapatriement du siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT) à Kinshasa. Déplacé à Nairobi après les événements de 1992, ce siège revient dans la capitale congolaise après 34 ans d’absence. La 7ᵉ conférence des Plénipotentiaires de l’UAT, tenue à Abuja au Nigeria en juillet 2026, a acté cette décision historique. Le nouveau secrétaire général, le Zambien Kezias Kazuba Mwale, y siégera à partir de janvier 2027.

Me José Mpanda a dû s’acquitter de plus de 1,4 million de dollars d’arriérés et pénalités pour permettre ce retour. Une première depuis des décennies, alors que 17 ministres se sont succédé à ce ministère sans parvenir à ce résultat.

Vers un siège au Conseil d’administration de l’UIT

Actuellement, le ministre ambitionne que la RDC obtienne un siège au Conseil d’administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour le mandat 2027-2030. Une candidature officielle sera soumise lors de la conférence des plénipotentiaires prévue en novembre 2026 à Doha, au Qatar. Cette institution, spécialisée des Nations Unies, définit les normes mondiales en matière de télécommunications et de technologies numériques.

Me José Mpanda justifie cette démarche par la vision du président Tshisekedi : faire de la RDC un pays connecté d’ici 2030 et un hub technologique au cœur de l’Afrique. Une élection au Conseil de l’UIT permettrait à la RDC de mobiliser jusqu’à 1,5 milliard de dollars d’investissements pour le développement des infrastructures télécoms, notamment la fibre optique, les réseaux haut débit et les infrastructures satellitaires.

Des réformes nationales ambitieuses

Sur le plan national, Me José Mpanda a engagé une série de réformes pour moderniser l’administration et améliorer le climat des affaires. Le Secrétariat général des PTNTIC a été doté de nouveaux véhicules, dont des bus pour les agents et des jeeps pour les cadres, une première depuis 144 jours de gestion. Les agents ont également bénéficié d’une revalorisation de la grille barémique, d’un arrêté de réhabilitation du bâtiment administratif et d’un nouveau cadre organique.

Pour les opérateurs de téléphonie mobile (Airtel, Vodacom, Orange et Africell), le ministre a résolu la problématique de l’insécurité juridique en convertissant leurs titres. Il a également réduit de moitié, avec effets rétroactifs, le moratoire de 10 ans accordé aux opérateurs, conformément à l’article 40 de la Loi sur les télécommunications, qui réserve 25 % du capital aux Congolais et 5 % aux travailleurs.

Connectivité et infrastructures : les priorités du ministère

Pour atteindre l’objectif de connectivité totale d’ici 2030, Me José Mpanda a lancé des projets structurants : la pose de 54 000 kilomètres de fibre optique et la construction de 30 000 tours ou antennes pour couvrir les 145 territoires de la RDC. Le Programme de transformation numérique (PTN), financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, prend en charge 10 000 kilomètres de fibre optique, tandis que le Fonds de développement du service universel (FDSU) construit les tours. La Cité sainte kimbanguiste de Nkamba, au Kongo central, a été choisie comme zone pilote pour ce projet.

Le 8 août 2026, le FDSU a signé des conventions de subvention avec les quatre opérateurs mobiles pour la construction de 10 antennes chacun dans les zones périurbaines et rurales. Par ailleurs, des négociations sont en cours avec la firme chinoise China Unicom pour la construction d’un satellite souverain, essentiel pour soutenir les infrastructures télécoms et numériques du pays.

Une vision alignée sur les ambitions présidentielles

Me José Mpanda s’inscrit dans la vision du président Tshisekedi, qui vise à faire de la RDC un pays entièrement digitalisé d’ici 2030. Grâce à ces réformes et projets, la RDC reprend progressivement sa place dans le concert des nations en matière de télécommunications et de technologies numériques.

Logo du ministère des PTNTIC représentant les réformes en cours