Lors de son déplacement à Louga, dans le nord du pays, Ousmane Sonko, figure majeure du parti Pastef Les Patriotes et président de l’Assemblée nationale, a interpellé publiquement le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, sur la question cruciale de l’organisation des élections locales à venir.

Le leader politique était en tournée dans les régions pour promouvoir la vente des cartes de son parti, mais il a saisi cette occasion pour aborder un sujet politique brûlant. Devant une foule nombreuse de militants et de sympathisants mobilisés, il a mis en lumière les décrets présidentiels récents, notamment ceux concernant des nominations ou des limogeages, pour souligner l’urgence d’agir sur la date des prochaines élections locales.
Des décrets comparables, selon Sonko
Ousmane Sonko a souligné que si le président de la République a le droit de prendre des décrets pour des changements de personnel, il doit appliquer la même logique pour fixer la date des élections locales. « Nommer ou démettre Fadilou Keïta ou Waly Diouf Bodiang relève de ses prérogatives, et personne ne le conteste. Mais pourquoi ne pas appliquer la même procédure pour publier le décret fixant la date du scrutin ? Ce sont tous des décrets », a-t-il lancé, sous les ovations de l’assistance.
Une crainte des résultats électoraux ?
Le président de Pastef a également émis l’hypothèse que l’absence de fixation d’une date pour les élections locales pourrait cacher une appréhension du président Diomaye Faye face à la dynamique actuelle de son parti. Selon lui, le chef de l’État craindrait l’énergie et l’engagement sans faille des « patriotes », ces militants qui soutiennent activement sa formation politique.
Depuis plusieurs semaines, Ousmane Sonko s’oppose fermement à tout report des élections locales, insistant sur la nécessité de respecter le calendrier électoral pour consolider la démocratie et répondre aux attentes des citoyens.

