Gestion durable des eaux souterraines : un atelier stratégique pour le Tchad

Gestion durable des eaux souterraines : un atelier stratégique pour le Tchad

À N’Djamena, une rencontre nationale dédiée à la gouvernance des eaux souterraines a réuni une cinquantaine d’acteurs clés pour élaborer une feuille de route visant à sécuriser et optimiser cette ressource vitale. Cet atelier, organisé sur trois jours, rassemble des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des utilisateurs directs de l’eau.

Atelier national sur la gouvernance des eaux souterraines au Tchad

Une ressource indispensable face aux défis climatiques

Les eaux souterraines constituent un pilier essentiel pour le Tchad, notamment dans un contexte marqué par la raréfaction des eaux de surface et l’intensification des pressions climatiques. Elles assurent l’approvisionnement en eau potable, soutiennent l’agriculture et l’élevage, et favorisent le développement des zones urbaines. Pourtant, leur gestion durable reste un enjeu majeur pour garantir leur pérennité.

L’atelier organisé à N’Djamena a pour mission de renforcer la gouvernance de cette ressource stratégique. Les participants, issus de divers secteurs, travailleront à l’élaboration d’un plan d’action multipartite visant à répondre aux défis liés à la quantité et à la qualité des eaux souterraines. L’objectif est clair : transformer cette ressource en un levier de développement durable plutôt qu’en une source de tensions.

Priorité à l’équité et à la durabilité

Lors de l’ouverture des travaux, une responsable de l’UNICEF a rappelé l’importance cruciale de ces échanges pour garantir un accès équitable à l’eau potable, un enjeu de santé publique, d’éducation et de dignité humaine. Selon elle, les décisions prises dans le cadre de cet atelier auront un impact direct sur les générations futures.

Les participants sont invités à partager leurs expertises, confronter leurs analyses et identifier les risques prioritaires. Les solutions proposées devront intégrer une approche inclusive, en tenant compte des besoins des communautés locales et des générations à venir. L’eau souterraine ne doit plus être perçue comme une menace, mais comme une assurance pour la santé et un levier de progrès socio-économique.

Une feuille de route pour une gestion concertée

La directrice générale des Ressources en eau du Tchad a précisé que cet atelier permettra d’établir un diagnostic partagé des défis liés aux eaux souterraines. Les discussions porteront sur les enjeux de gouvernance, les mécanismes de coordination entre acteurs et les actions prioritaires à mettre en œuvre.

Les résultats de cette rencontre seront formalisés dans un rapport détaillé et une note d’orientation technique. Ces documents serviront de base pour les futures politiques publiques et les projets d’investissement dans le secteur de l’eau. L’atelier s’inscrit dans le cadre d’une évaluation exploratoire nationale menée en 2026, qui met en lumière les risques et les opportunités liés à cette ressource.

Environ cinquante participants, représentant les ministères, les organisations internationales, les ONG, le secteur privé et les communautés, participeront activement aux débats. Leur collaboration sera essentielle pour concevoir des solutions adaptées aux réalités locales et répondre aux besoins immédiats tout en préservant les intérêts des générations futures.