Patrice Talon prend la tête du premier Sénat du Bénin

Patrice Talon prend la tête du premier Sénat du Bénin

Moins de quatre mois après avoir quitté le palais présidentiel, l’ancien président béninois Patrice Talon endosse un nouveau costume : celui de président du tout premier Sénat de l’histoire du Bénin. Une institution inédite, née de la réforme constitutionnelle de 2025, conçue pour moderniser les rouages politiques du pays.

Patrice Talon, président du premier Sénat du Bénin

Lors d’une séance solennelle à Porto-Novo, le chef de l’État, Romuald Wadagni, a officiellement installé Patrice Talon à la présidence de cette nouvelle chambre haute. L’élection de l’ancien président s’est déroulée sans surprise : il a obtenu 24 voix sur 25, le dernier bulletin étant blanc. Cette assemblée, composée de 25 membres parmi lesquels figurent d’anciens présidents et des personnalités nommées par le pouvoir, marque une étape majeure dans l’évolution institutionnelle du Bénin.

Un engagement pour la démocratie et la stabilité

Dans son discours d’investiture, Patrice Talon a réaffirmé sa volonté de servir les valeurs fondamentales du pays. Il s’est dit déterminé à « renforcer l’unité nationale, consolider la stabilité politique, préserver la paix et garantir la démocratie ». Son ambition ? Transformer le Sénat en un espace de dialogue et de cohésion, où chaque membre œuvrera pour le bien commun. « Le Sénat doit devenir une famille au service des institutions », a-t-il déclaré.

Parmi les 25 sénateurs, on retrouve des figures marquantes de la vie politique béninoise : les anciens présidents Thomas Boni Yayi et Nicéphore Soglo, ainsi que Paul Hounkpè, ancien candidat à l’élection présidentielle. Cette diversité reflète la volonté de rassembler les expériences passées pour bâtir un avenir commun.

Une transition politique réussie

L’arrivée de Patrice Talon à la tête du Sénat intervient quelques mois après une passation de pouvoir historique. En avril 2026, Romuald Wadagni, son ancien ministre de l’Économie, lui a succédé à la présidence de la République. Ce retour sur le devant de la scène politique illustre la continuité institutionnelle et la confiance accordée aux acteurs expérimentés.