Côte d’Ivoire et Ghana unis pour une filière cacaoyère résiliente

Côte d’Ivoire et Ghana s’engagent ensemble vers une économie cacaoyère robuste

Les dirigeants des deux principaux producteurs mondiaux de cacao ont réaffirmé leur volonté commune de transformer la filière cacaoyère en un modèle de développement durable et équitable. Lors d’une rencontre stratégique dédiée à l’initiative régionale, le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama ont souligné l’urgence d’agir pour sécuriser l’avenir d’une culture qui structure l’économie de millions de familles.

Présidents ivoirien et ghanéen en conférence sur le cacao

Un partenariat historique pour sécuriser les revenus des producteurs

Alassane Ouattara a rappelé que le cacao représente bien plus qu’une simple culture : « un pilier de notre souveraineté économique et un levier de stabilité sociale ». La filière génère des centaines de milliers d’emplois directs et indirects, tout en alimentant les budgets publics via les taxes et exportations. Pour le président ivoirien, la collaboration avec le Ghana doit permettre de stabiliser les prix, d’adopter des pratiques agricoles durables et de répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux.

Des défis majeurs à surmonter ensemble

Les deux pays, qui produisent à eux seuls plus des deux tiers du cacao mondial, font face à des pressions sans précédent. Entre la fluctuation des cours mondiaux, les impacts du dérèglement climatique sur les récoltes et les nouvelles normes environnementales imposées par les importateurs, la filière doit se réinventer. « Nous ne pouvons plus nous contenter des acquis », a déclaré Alassane Ouattara, insistant sur la nécessité de coordonner les politiques publiques et de mutualiser les ressources.

John Dramani Mahama a pour sa part mis l’accent sur l’investissement dans l’innovation et la modernisation des techniques culturales. « Notre objectif ultime est d’offrir aux planteurs les outils nécessaires pour pérenniser leur activité », a-t-il affirmé. Les deux dirigeants ont évoqué la création d’un fonds commun dédié à la recherche agronomique et à l’adaptation climatique, ainsi que le renforcement des mécanismes de traçabilité pour garantir une production éthique.

L’Afrique à la conquête de la gouvernance mondiale du cacao

Les présidents ont également souligné l’importance de porter une voix unifiée africaine dans les instances internationales. Avec près de 80 % de la production mondiale concentrée sur le continent, la Côte d’Ivoire et le Ghana entendent jouer un rôle central dans la définition des règles du commerce du cacao. « L’Afrique doit être un acteur incontournable des débats sur la durabilité et la transparence », a martelé Alassane Ouattara.

Cette alliance stratégique marque une étape décisive pour une filière cacaoyère plus résiliente, où la prospérité des producteurs ruraux et la protection de l’environnement s’équilibrent avec les réalités économiques mondiales.

Symbole de l'alliance cacaoyère Côte d'Ivoire-Ghana