Assemblée nationale : l’arrêté d’Ousmane Sonko pour une session exceptionnelle dévoilé

Assemblée nationale : l’arrêté d’Ousmane Sonko pour une session exceptionnelle dévoilé

L'arrêté signé par Ousmane Sonko convoque l'Assemblée nationale du Sénégal en session exceptionnelle

L’arrêté numéro 192, signé par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, fixe les contours de la session extraordinaire prévue pour ce lundi 10 août 2026. Trois projets de loi majeurs et deux propositions de loi figurent à l’ordre du jour des travaux législatifs.

Le bureau de l’Assemblée nationale a officiellement rendu public l’arrêté de convocation en session extraordinaire, confirmant le début des travaux à 10 heures ce lundi matin. Ce document, validé par Ousmane Sonko, s’appuie sur les dispositions de l’article 63 de la Constitution et de l’article 7 du Règlement intérieur du Parlement sénégalais. La session, strictement encadrée par son ordre du jour, ne pourra être prolongée au-delà des points inscrits à l’agenda.

Parmi les textes à examiner, trois projets de loi retiennent particulièrement l’attention : le projet n°15/2026 relatif au Code du travail, le projet n°16/2026 consacré au Code de la Sécurité sociale, ainsi que le projet n°25/2026 visant à renforcer la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique. Deux propositions de loi compléteront ces débats : l’une modifiant l’article 37 de la Constitution, l’autre définissant le régime juridique des crédits spéciaux.

Photo de la séance de travail préparatoire à l'Assemblée nationale du Sénégal

Six commissions d’enquête parlementaires à valider

L’ordre du jour prévoit également la création de six commissions d’enquête aux enjeux sensibles. Ces structures auront pour mission d’éclaircir des situations jugées préoccupantes par les députés :

  • Les dysfonctionnements dans la gestion des lotissements et du domaine public maritime ;
  • Les conditions des cessions irrégulières d’immeubles de l’État à des particuliers ;
  • L’utilisation controversée de mécanismes financiers comme les TRS par le gouvernement ;
  • Les irrégularités détectées dans le programme « Un étudiant, un ordinateur », avec un engagement financier total de 48 milliards de francs CFA depuis 2017 ;
  • La gestion des exonérations fiscales et des abandons de recettes ;
  • Les conditions d’attribution et de renouvellement des licences de pêche.

Conformément à l’article 3 de l’arrêté, la session sera clôturée dès que tous ces points auront été traités, sans possibilité de modification de l’ordre du jour une fois les débats ouverts.