Absence de Paul Biya : une crise silencieuse qui secoue la CEMAC

Depuis le 7 juin 2026, le Cameroun fait face à une situation politique inédite. Le président Paul Biya, parti de Yaoundé pour un « court séjour privé », n’est toujours pas rentré, après plus de deux mois d’absence prolongée. Un silence officiel qui alimente les interrogations et fragilise les équilibres au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Cette absence inhabituelle, désormais entrée dans sa 66e journée, suscite des tensions internes et externes. Les institutions régionales observent avec inquiétude les répercussions potentielles sur la stabilité économique et politique de la sous-région. Les partenaires internationaux, quant à eux, s’interrogent sur l’impact d’un tel vide de pouvoir dans un pays clé du continent.

Dans ce contexte, les spéculations vont bon train. Les rumeurs sur l’état de santé du chef de l’État ou sur d’éventuels remous au sommet de l’État se multiplient. Pourtant, aucune communication officielle n’a été délivrée pour éclaircir cette situation. Un manque de transparence qui ne fait qu’amplifier les incertitudes.

Les observateurs soulignent que l’absence de Paul Biya pourrait affaiblir la position du Cameroun au sein de la CEMAC, où les décisions stratégiques nécessitent souvent une coordination étroite entre les États membres. Une vacance prolongée du pouvoir en Afrique centrale pourrait également fragiliser la monnaie commune, le Franc CFA, déjà sous pression dans un contexte économique mondial instable.