Une option militaire américaine sous analyse pour contrer le JNIM au Mali
L’administration américaine, dirigée par le président Donald Trump, évalue actuellement la faisabilité d’une intervention militaire directe contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda et active sur le territoire malien. Plusieurs responsables, tant en fonction qu’anciens, confirment que cette hypothèse est sérieusement étudiée au plus haut niveau de l’État.
Des positions divergentes au sein de l’administration Trump
Si certains hauts responsables américains soutiennent cette initiative, d’autres y sont farouchement opposés. Parmi les partisans d’une action militaire figure Sebastian Gorka, directeur principal en charge de la lutte antiterroriste au sein du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. Ce dernier milite activement pour une réponse musclée contre le JNIM, considéré comme une menace croissante dans la région.
Une réponse américaine entre silences et encouragements régionaux
Lors d’une prise de parole, un membre influent de l’administration a préféré rester évasif concernant une potentielle frappe contre le JNIM. Il a cependant souligné l’importance pour les pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord de renforcer leurs dispositifs militaires en s’équipant auprès des États-Unis. Ces équipements, selon lui, permettraient de mieux lutter contre les groupes terroristes opérant au Sahel.
Ce même responsable a qualifié le terrorisme sahélien de menace transnationale, insistant sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les partenaires régionaux et les alliés de l’OTAN. L’objectif ? Soutenir l’Alliance des États du Sahel (AES) dans sa lutte contre les groupes armés, notamment le JNIM et l’État islamique.
L’échec de la coopération avec la Russie pointé du doigt
Le responsable a également tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire au Mali, attribuée, selon lui, à l’échec de la collaboration avec la Russie. Cette approche, jugée inefficace dans la lutte contre le terrorisme, devrait, selon ses propos, servir de leçon aux autres nations africaines confrontées à des défis similaires.
Réactions officielles et statut du JNIM
Le Pentagone n’a fait aucun commentaire sur ces spéculations, tandis que le département d’État a réitéré sa condamnation catégorique des actions terroristes menées au Mali. Le JNIM, principale coalition jihadiste affiliée à Al-Qaïda au Sahel, a été inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères dès 2018, confirmant son statut d’ennemi prioritaire pour Washington.
