Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement inauguré le tout premier centre de données du Gabon, stratégiquement implanté dans la zone de Nkok. Cette infrastructure de pointe, fruit des efforts de ST Digital Data Center Services, représente un jalon majeur pour le renforcement de l’hébergement local des données, l’amélioration de la cybersécurité nationale et l’accélération de la transformation numérique gabonaise.
Certifié Tier III, ce data center gabonais répond aux standards internationaux les plus exigeants. Il est conçu pour optimiser les capacités nationales de stockage, dynamiser le cloud computing, et offrir un support essentiel aux administrations et entreprises, consolidant ainsi la souveraineté numérique du Gabon. Le pays s’inscrit dans une dynamique continentale où des nations comme l’Afrique du Sud, leader incontesté, et le Maroc, s’efforcent de maîtriser pleinement leurs infrastructures numériques, quelle que soit leur envergure économique.
Cette ambition est souvent soutenue par des acteurs majeurs mondiaux, tels que les hyperscalers AWS, Microsoft Azure ou Google Cloud, ainsi que par des leaders panafricains reconnus comme Teraco, Africa Data Centres et Raxio.
L’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Nigeria, le Kenya et le Maroc se positionnent comme les locomotives du marché africain, concentrant une part significative des infrastructures physiques et une majorité de la puissance informatique active du continent. D’autres nations, à l’image de Maurice, du Ghana ou du Sénégal, qui disposent déjà de plusieurs centres de données, s’efforcent activement de suivre cette progression rapide.
La Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) a, pendant longtemps, accusé un certain retard en matière d’infrastructures de colocation tierces, avec une part très faible du parc africain total. Historiquement, la plupart des données de la région étaient hébergées sur des serveurs privés ou externalisées à l’étranger.
Cependant, une dynamique de rattrapage significative est désormais observable. Le Cameroun a déjà mis en service un data center à Zamengoé via son opérateur historique Camtel, complété par des initiatives privées à Douala et Yaoundé. Le Gabon, avec son nouveau centre de données à Nkok, marque une étape décisive, offrant une solution souveraine pour l’hébergement des données étatiques et une alternative locale pour les entreprises de la sous-région. Le Congo prévoit d’inaugurer sa propre infrastructure cette année, tandis que le Tchad et la République Centrafricaine ont également initié des projets similaires.
