La Cour constitutionnelle gabonaise et son homologue togolaise se rapprochent davantage. Leurs présidents respectifs, Dieudonné Aba’a Owono et le professeur Djobo-Babakane Coulibaley, ont jeté les bases d’une collaboration accrue lors d’une rencontre au Palais de la Constitution ce lundi. Cette réunion faisait suite à l’arrivée de la délégation togolaise à Libreville pour une visite de travail et d’amitié.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des excellentes relations entre le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et le chef de l’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux hommes partagent des positions communes sur plusieurs enjeux régionaux et internationaux.
Selon les deux magistrats, ce rapprochement est d’autant plus pertinent qu’il répond aux défis actuels et futurs. La justice constitutionnelle doit s’adapter aux attentes d’une société intergénérationnelle et garantir la protection de la dignité, des droits et des libertés des générations à venir.
Dieudonné Aba’a Owono a souligné l’importance de ce dialogue : « Le dialogue entre nos Cours n’est pas seulement utile à nos institutions, il est utile à l’Afrique. Il n’est plus un simple exercice de courtoisie constitutionnelle, il est devenu une nécessité pour la consolidation de l’État de droit sur notre continent. »
Il a également exprimé l’espoir que cette visite inaugure une série d’échanges réguliers, permettant aux juges constitutionnels des deux pays de collaborer étroitement, d’échanger leurs analyses, leurs décisions et leurs questionnements.
Le professeur Djobo-Babakane Coulibaley a renchéri : « En cette période de tempête guerrière où le prestige de l’État de droit est en reflux, peu partout dans le monde, le dialogue de nos juridictions nous offre l’occasion d’affirmer notre communauté de valeurs qu’exprime le principe de l’État de droit. »
La délégation togolaise doit repartir mercredi, marquant la fin de cette visite.
