Est de la rdc : un an après l’accord avec kigali, le m23 maintient son emprise

L’est de la RDC toujours sous la menace du M23 malgré l’accord de paix

Un an après la signature de l’accord de paix entre Kinshasa et Kigali, la région continue de subir les assauts du Mouvement du 23 mars (M23), soutenu selon l’ONU par le Rwanda. Les combats persistent dans l’est de la République démocratique du Congo, dans un contexte déjà marqué par l’épidémie d’Ebola.

Violences dans l'est de la RDC un an après l'accord de paix

Des négociations sous l’égide du Qatar, mais des combats qui s’intensifient

En avril 2025, sous l’impulsion des présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, des pourparlers avaient été engagés entre l’Alliance fleuve Congo (branche politique du M23) et le gouvernement congolais, sous médiation qatarienne. Pourtant, malgré ces efforts, les violences n’ont pas faibli. Les échanges de tirs et les violations du cessez-le-feu restent quotidiens, tant du côté des forces gouvernementales que de la rébellion.

Un accord signé à Washington, mais une paix qui reste hors de portée

Le 27 juin 2025, un accord de paix entre la RDC et le Rwanda a été paraphé à Washington en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Malgré ce cadre diplomatique ambitieux, la situation sur le terrain n’a pas évolué. Le politologue Bob Kabamba, de l’Université de Liège, constate un « statu quo » persistant : « Les gains territoriaux du M23 restent inchangés, et la rébellion poursuit son recrutement, renforçant ainsi sa position ».

Quel avenir pour la région ?

Pour le spécialiste, le rapport de force actuel favorise le M23. « C’est sur le terrain que se jouera l’avenir des négociations. Tant que l’un des camps ne parviendra pas à imposer sa supériorité militaire, les pourparlers resteront au point mort. » La région, déjà éprouvée par des décennies de conflits, doit donc composer avec une insécurité chronique, où chaque avancée diplomatique semble rapidement balayée par les réalités du terrain.

Dans ce contexte, la communauté internationale, bien que présente, peine à faire entendre sa voix. Les habitants de l’est de la RDC, eux, continuent de subir les conséquences d’une crise qui ne semble pas près de trouver de solution.