Est de la RDC : la résilience face à l’occupation et l’appel vibrant à l’unité nationale

Est de la RDC : la résilience face à l’occupation et l’appel vibrant à l’unité nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a marqué l’actualité politique et sécuritaire de la République démocratique du Congo par un discours fort et univoque, lors de la clôture de la session ordinaire de mars 2026. Un message adressé aux populations de l’Est du pays, éprouvées par des années de conflits armés, mais aussi un avertissement sans ambiguïté à ceux qui songeraient à remettre en cause l’intégrité territoriale de la RDC.

Un hommage aux déplacés et une solidarité sans faille aux provinces en crise

Dans une allocution empreinte d’émotion, Aimé Boji a d’abord rendu un hommage solennel aux déplacés internes et aux réfugiés dont les conditions de vie restent dramatiques. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri subissent depuis des années les affres d’une guerre asymétrique, alimentée par des groupes armés soutenus de l’extérieur. Le président de l’Assemblée nationale a su trouver les mots pour exprimer la solidarité de la nation envers ces populations, malgré l’éloignement géographique et les difficultés d’accès.

« C’est l’occasion de saluer la résilience de nos compatriotes déplacés internes et réfugiés. Leurs souffrances restent au cœur des préoccupations de la Représentation nationale« , a-t-il déclaré, avant d’adresser un message d’espérance aux populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Ces provinces, martyrisées par les troupes rwandaises et leurs alliés locaux, incarnent aujourd’hui le symbole de la résistance congolaise.

L’Est de la RDC, une terre indissociable de la patrie : le discours sans concession de Aimé Boji

Dans un passage bilingue (swahili et français), Aimé Boji a réaffirmé avec force que les provinces orientales de la RDC feront toujours partie intégrante du pays. Il a catégoriquement rejeté toute idée de balkanisation, qualifiant l’occupation actuelle de situation temporaire et réversible.

« Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri font et feront toujours partie intégrante de la République démocratique du Congo, un don béni de Dieu et un héritage sacré légué par nos aïeux. L’occupation illégale dont notre pays est victime dans sa partie orientale n’est ni définitive ni irréversible. Comme toute injustice dans l’histoire des peuples, cette occupation barbare prendra fin« .

Cette déclaration s’adresse directement aux partisans des thèses séparatistes et aux observateurs internationaux qui, parfois, semblent considérer l’occupation comme une réalité durable. Pour Aimé Boji, l’unité nationale n’est pas négociable : le lien entre les Congolais, qu’ils soient à Goma, à Muanda, à Gemena ou à Lubumbashi, est indéfectible.

Un avertissement clair à ceux qui espèrent diviser la nation

Le président de l’Assemblée nationale a mis en garde ceux qui croient que les populations vivant dans les territoires occupés pourraient renoncer à leur appartenance nationale ou pactiser avec l’ennemi. Une déclaration qui sonne comme un rappel à l’ordre pour les forces obscures qui tentent de semer la division.

« Que ceux qui croient que nos frères et sœurs vivant dans les territoires occupés peuvent renoncer à leur appartenance nationale ou pactiser contre la patrie sachent qu’ils se trompent. Nous restons en parfaite communion avec eux et défendons sans relâche l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays« .

Pour Aimé Boji, la plus grande force de la RDC réside dans son patriotisme, son unité nationale et sa résilience. Une réponse directe à ceux qui misent sur la division pour affaiblir le pays. « Nous opposerons un mur de solidarité infranchissable aux forces qui agressent notre pays à l’Est », a-t-il martelé, rappelant que la RDC est une, indivisible et plurielle.

Une situation sécuritaire toujours alarmante malgré les accords de paix

Malgré l’existence de l’Accord de Washington, obtenu sous l’égide des États-Unis, et du processus de Doha, soutenu par le Qatar et l’Union africaine, la situation dans l’Est de la RDC reste critique. Les populations civiles paient le prix fort de cette instabilité chronique, avec des déplacements forcés et une crise humanitaire qui s’aggrave. Les appels au respect des engagements internationaux peinent à se concrétiser, chaque partie interprétant les accords selon sa propre vision.

Alors que les réunions d’évaluation se multiplient, les avancées sur le terrain restent limitées. La baisse des financements destinés à l’aide humanitaire ne fait qu’aggraver une situation déjà catastrophique. Pourtant, des voix s’élèvent aux niveaux national et international pour exiger le respect des engagements. Mais jusqu’à présent, ces appels restent sans effet notable.

Pour Aimé Boji, la solution ne viendra pas seulement des négociations diplomatiques, mais surtout de la volonté politique et de l’unité des Congolais face à l’adversité. « Notre plus grande arme n’est pas militaire, c’est notre patriotisme et notre cohésion nationale », a-t-il conclu.

Un message qui résonne comme un appel à l’action

Le discours d’Aimé Boji sonne comme un rappel crucial : l’Est de la RDC n’est pas une terre abandonnée. Malgré l’occupation et les souffrances endurées, ses habitants restent des Congolais à part entière, attachés à leur patrie. L’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays doivent rester les priorités absolues, au-delà des divisions et des conflits.

Alors que la crise sécuritaire persiste, ce message pourrait bien servir de catalyseur pour une prise de conscience collective. La RDC, une et indivisible, doit retrouver sa stabilité et sa prospérité, et ses enfants, où qu’ils se trouvent, doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls.