Bénin : les implications majeures de la révision constitutionnelle de 2019

Louis Vlavonou, président du Parlement, a salué « une nouvelle page de l’histoire » du Bénin, lors de la révision de la Constitution. © DR / Assemblée nationale du Bénin

Le 1er novembre, le Bénin a vu l’adoption d’une nouvelle constitution par procédure d’urgence, marquant un tournant significatif pour le pays. Parmi les réformes phares, cette version révisée introduit un « ticket présidentiel », impliquant l’élection simultanée du président de la République et d’un vice-président. Ce scrutin se déroulera en deux tours, exigeant une majorité absolue des suffrages pour la victoire.

Cette révision constitutionnelle au Bénin apporte plusieurs modifications substantielles. Elle abolit la peine de mort, une avancée importante sur le plan des droits humains. De plus, elle prévoit la création d’une Cour des comptes et établit le principe de la discrimination positive, spécifiquement destinée à favoriser la représentation des femmes lors des élections.

En ce qui concerne le pouvoir législatif, la nouvelle mouture constitutionnelle limite désormais à trois le nombre de mandats pour les députés. Un amendement permet également aux députés ayant temporairement cédé leur place à un suppléant de retrouver leur siège.

La limitation des mandats présidentiels, déjà présente dans la Constitution du 11 décembre 1990 avec deux mandats consécutifs, est renforcée. Désormais, le texte stipule qu’aucun citoyen ne pourra exercer plus de deux mandats présidentiels au cours de sa vie, consolidant ainsi les garde-fous démocratiques.

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