Un accord historique pour structurer les échanges entre Cotonou et Ottawa
Le Bénin et le Canada ont franchi une nouvelle étape en officialisant un cadre permanent de dialogue politique et diplomatique. Ce dispositif vise à encadrer les consultations régulières entre les deux pays et à garantir un suivi rigoureux de leurs engagements mutuels. L’annonce, révélée par le ministère béninois des Affaires étrangères, marque une volonté commune de consolider leur partenariat stratégique.
Coopération renforcée : des priorités claires et durables
La signature de cette convention a été actée par le ministre délégué béninois Amori Brunet et la ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand. Selon les termes du protocole, ce mécanisme permettra « de superviser les engagements bilatéraux, d’anticiper les prochaines initiatives communes et d’harmoniser les positions sur les enjeux régionaux et internationaux ».
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une histoire diplomatique débutée en 1962, année des premiers échanges officiels entre les deux nations. Depuis, leur collaboration s’est concentrée sur des secteurs clés comme le développement économique, la santé publique et l’éducation. Les échanges commerciaux, déjà dynamiques, dépassent régulièrement les 40 millions de dollars canadiens annuellement.
Une gouvernance bilatérale renouvelée par des réunions sectorielles
La concrétisation de cet accord fait suite à l’accueil de la nouvelle ambassadrice canadienne, Evedabi, dont les lettres de créance ont été remises le 3 août. Cette cérémonie a donné lieu à des séances de travail techniques réunissant plusieurs hauts responsables béninois, dont le ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou, ainsi que le ministre du Tourisme, du Commerce extérieur, de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé, Shegun Bakari.
Ce dispositif permanent symbolise une gouvernance bilatérale renouvelée, témoignant de l’engagement durable des deux pays à servir leurs intérêts communs, tant sur le plan diplomatique qu’économique.
