Ligue 1 : Paris s’impose 2-1 à Marseille, l’OM sombre une cinquième fois

Le Paris SG enchaîne, l’OM s’enfonce

Sans convaincre, le Paris SG a battu l’OM 2-1 dimanche au Vélodrome. Une troisième victoire consécutive toutes compétitions confondues pour les Parisiens, quand Marseille concède un cinquième revers d’affilée.

Ce succès, après Bratislava en Ligue des champions et Brest en L1, laisse penser que la saison parisienne est lancée. Mais les doubles champions d’Europe n’ont pas livré une prestation éclatante à Marseille, où l’OM a résisté jusqu’au bout.

Marseille courageux mais battu

Face à une équipe supérieurement armée, les hommes de Bruno Genesio ont encore offert un match cohérent et courageux. Ils repartent pourtant avec une défaite, la cinquième en six rencontres cette saison. Les applaudissements du public marseillais au coup de sifflet final atténueront peut-être la blessure.

Après quatre défaites de rang, Ligue Europa incluse, et alors que le duel face au rival parisien semblait moins déséquilibré que jamais, Marseille ne s’était pas passionné pour ce Classique. Le Vélodrome n’était pas plein, quelques banderoles d’opposition au propriétaire Frank McCourt ont été déployées et, dans une ambiance feutrée, Dimitri Payet, venu donner le coup d’envoi, a été le Marseillais le plus applaudi.

Dembélé discret, Gomes buteur

Cet OM déjà relégable et avant-dernier au coup d’envoi a réussi son entame, aidé par un PSG peu inspiré. Marseille, rapidement privé de Paixao sur blessure, a couru après le ballon. Mais il y a eu match, car Paris n’a pas su exploiter sa possession.

La meilleure occasion de la première période fut marseillaise, avec un raté invraisemblable de Neal Maupay (36e). Ousmane Dembélé a ensuite manqué une tête (42e), preuve que la maladresse était partagée. À la pause, le score restait vierge et le Vélodrome était fier de son OM.

Après le repos, Dembélé, pas dans un grand soir, a expédié une reprise au milieu du Virage Sud (53e). Il y a un an presque jour pour jour, le N.10 parisien fêtait son Ballon d’Or quand l’OM battait 1-0 un PSG qui avait la tête au Théâtre du Châtelet.

Le scénario aurait pu se répéter si Maupay n’avait pas manqué une nouvelle occasion énorme (62e), juste avant que les deux coachs ne se tournent vers leurs bancs, difficilement comparables.

L’entrée de Ferran Torres fait la différence

Côté parisien, Luis Enrique a fait entrer Ferran Torres, buteur en finale du Mondial, quand Genesio a lancé Keyliane Abdallah et ses 20 matchs en pro. Sans surprise, le talent a fait la différence : centre parfait de Désiré Doué, appel parfait et tête parfaite de Ferran Torres (1-0, 66e).

Derrière, l’OM a eu le courage d’y croire et de revenir au score, grâce au très décrié Angel Gomes, buteur au bout d’une action initiée par un ballon perdu par Dembélé, secoué par Pierre-Emile Hojbjerg (1-1, 72e).

Mais les espoirs du Vélodrome n’ont duré que deux minutes, le temps pour Marquinhos, qui n’en finit plus de marquer, de transformer en deux temps un excellent centre de Nuno Mendes (2-1, 74e).

Ensuite, l’expulsion de Timothy Weah (76e) a facilité la vie des Parisiens, qui ont contrôlé sans se mettre à l’abri.

Paris vise la remontée, Marseille cherche des points

Alors que la trêve arrive, Paris aura pour objectif en octobre de remonter au classement, puis de ressembler un peu plus à un double champion d’Europe. Il y a le temps.

Pour l’OM, 17e du championnat, il n’y a pas de sous, pas de banc et pas beaucoup de points non plus. Il va falloir en trouver.

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