À N’Djamena, les ménages et les entreprises peinent à concrétiser leurs projets immobiliers en raison d’une hausse vertigineuse des prix des matériaux de construction. Les rayons des quincailleries affichent désormais des tarifs hors de portée pour de nombreux particuliers et professionnels.
Des produits de base qui s’envolent
Plusieurs matériaux essentiels ont vu leurs prix s’envoler ces dernières semaines. Le lambour, autrefois accessible à 3 000 FCFA, se négocie désormais entre 4 500 et 5 000 FCFA. Le chevron, utilisé dans les charpentes, a subi une augmentation de 50 %, passant de 6 000 à 9 000 FCFA. Quant aux planches blanches, leur prix a grimpé de près de 60 %, atteignant désormais 14 000 FCFA. Même le sac de ciment Dangote, incontournable sur les chantiers, est désormais proposé à 11 000 FCFA.
Des taxes douanières en cause
Les responsables de quincailleries pointent du doigt la hausse des droits de douane sur les importations, qui a mécaniquement renchéri les coûts d’approvisionnement. « Les nouveaux tarifs douaniers ont doublé, ce qui a directement impacté nos marges », confie Mahamat, gérant d’un commerce de matériaux.
Cette situation met en difficulté les petits constructeurs et les familles souhaitant agrandir leur logement, confrontés à une inflation des coûts difficile à absorber.
