Violations des droits humains en rdc : torture et impunité persistent malgré les accords

République démocratique du Congo
Rapports

Violations massives des droits humains en République démocratique du Congo : torture, détentions arbitraires et climat d’impunité

© Aboodi vesakaran/Unsplash
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La recrudescence des combats dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a profondément aggravé une crise humanitaire déjà critique. Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, placées sous état de siège depuis mai 2021, subissent des violences incessantes. Malgré la signature de plusieurs accords de paix, dont ceux conclus à Washington le 27 juin 2025 et à Doha le 15 novembre 2025, les combats se sont étendus à l’Uvira, révélant l’instabilité persistante de la région.

Ces accords, notamment celui signé entre la RDC et l’AFC/M23 sous médiation internationale, visaient à mettre fin aux exactions, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 10 000 morts en moins d’un an, des millions de déplacés internes et de réfugiés, ainsi qu’une crise humanitaire sans précédent. Les forces armées congolaises, soutenues par divers groupes armés dont le M23/AFC, sont régulièrement pointées du doigt pour des violations graves des droits humains, incluant des actes de torture et des traitements inhumains ou dégradants, conformément à l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

La dégradation de la sécurité a également restreint l’espace civique : interdiction des rassemblements publics, répression de la presse et intimidation des défenseurs des droits humains. De nombreux journalistes, opposants et acteurs de la société civile ont été contraints à l’exil, victimes d’arrestations arbitraires, de menaces ou de tortures. Cette situation a gravement affaibli les mécanismes nationaux de protection et de recours pour les victimes.

Cette analyse conjointe, portée par l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et ses partenaires du réseau SOS-Torture en RDC — incluant l’Alliance pour l’universalité des droits fondamentaux (AUDF), Afia Mama, SOS Informations juridiques multidimensionnelles (SOS IJM) et Voix des sans-voix pour les droits de l’homme (VSV) — sera soumise à l’examen périodique de la RDC par le Comité des droits civils et politiques de l’ONU.

Mots-clés

Exécutions extrajudiciaires
Disparitions forcées
Menaces et harcèlement
Défenseurs des droits humains
Acteurs non étatiques
Forces de sécurité