Vacance du pouvoir au Cameroun : l’appel de Jean-michel nintcheu au conseil constitutionnel

Vacance du pouvoir au Cameroun : Jean-Michel Nintcheu exige une intervention du Conseil constitutionnel

Un mois et demi après le départ du président Paul Biya pour la Suisse, l’opposant Jean-Michel Nintcheu réclame officiellement la reconnaissance de l’absence prolongée du chef de l’État par l’institution constitutionnelle.

Rédaction

Une absence présidentielle qui interroge

Depuis le 7 juin dernier, le président Paul Biya a quitté le territoire camerounais pour un séjour privé en Suisse. Pourtant, 44 jours plus tard, il n’a toujours pas regagné Yaoundé. Cette absence prolongée relance les interrogations sur son état de santé, alors que le président approche des 94 ans. Les réactions au sein de la classe politique et de la société camerounaise varient selon les sensibilités politiques.

Nintcheu exige une décision constitutionnelle immédiate

Sur sa page Facebook, le député Jean-Michel Nintcheu, figure historique du SDF à Douala, a lancé un appel solennel au Conseil constitutionnel. Dans un message publié le 17 juillet, il déclare sans équivoque : « Le Conseil constitutionnel doit constater la vacance au sommet de l’État ». Une prise de position qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure visant à acter l’incapacité temporaire du président à exercer ses fonctions.

Le RDPC contre-attaque : « le pouvoir n’est pas vacant »

Face à ces revendications, le RDPC, parti au pouvoir, tente de désamorcer la crise. Christophe Mien Zok, directeur de la propagande du parti, martèle : « Le pouvoir n’est pas vacant. Le Lion n’est pas parti ». Depuis Genève, où il poursuit son séjour, le président Biya continue de valider des actes officiels, notamment des télégrammes de félicitations adressés à des homologues étrangers, comme en témoigne son message adressé à Emmanuel Macron à l’occasion de la fête nationale française.