Sénégal : Ousmane Sonko justifie la révision constitutionnelle par un renforcement démocratique

Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a salué l’adoption de la réforme constitutionnelle comme une avancée majeure pour la démocratie et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Selon lui, ce texte, voté lundi par les députés de la majorité parlementaire, constitue l’une des révisions les plus consolidantes de l’histoire du pays.

« Cette réforme est l’une des plus consolidantes. Elle nous permet de réaliser des progrès significatifs dans le perfectionnement de notre démocratie et dans la transparence de la gestion publique », a-t-il déclaré lors de la session plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°17/2026, portée par le groupe parlementaire Pastef-Les patriotes.

Ousmane Sonko a annoncé que le texte adopté sera transmis au chef de l’État pour promulgation. Il a précisé ne pas entendre invoquer l’article 103 de la Constitution, préférant demander au président de la République de promulguer purement et simplement la loi. « Le Conseil constitutionnel, dont les décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics, administratifs et politiques, réalise à la fois l’adoption et l’approbation », a-t-il ajouté.

Le président de l’Assemblée a rappelé le long processus de révision, qui a débuté il y a plusieurs années. « Les amendements intégrés dans la Constitution ont traversé tout le parcours politique de nos engagements », a-t-il souligné, insistant sur l’importance du dialogue, même si celui-ci n’a pas été institutionnel. Il a également félicité les députés porteurs de cette proposition, conforme selon lui aux conclusions du dialogue national.

Interrogé sur sa déclaration de patrimoine, l’ancien Premier ministre a assuré qu’il s’en acquitterait très prochainement. « J’ai déjà déclaré mon patrimoine en tant que Premier ministre. J’ai trois mois pour le faire à la sortie de mes fonctions. Je le ferai la semaine prochaine », a-t-il indiqué.