Rooney fulmine contre la haie d’honneur en plein match pour Silva et Stones

Wayne Rooney a exprimé son vif désaccord face à l’initiative d’organiser, en plein match à l’Etihad Stadium, des haies d’honneur pour Bernardo Silva et John Stones. Ces deux figures emblématiques de Manchester City étaient sur le point de quitter le club. La légende de Manchester United a confié qu’il aurait été « furieux » de voir l’intensité d’une rencontre de Premier League, surtout lors de la dernière journée contre Aston Villa, perturbée par un tel hommage en cours de jeu.

Une célébration controversée en plein match

Lors de l’affrontement contre Aston Villa, Bernardo Silva et John Stones ont été salués par une haie d’honneur, formée par l’ensemble des joueurs présents sur le terrain, au moment de leur remplacement en seconde période. Bien que ce geste visait à reconnaître leur contribution exceptionnelle aux succès de Manchester City, Wayne Rooney a jugé cette pratique inappropriée pour un match de Premier League.

« C’est incroyable », a-t-il déclaré lors d’une analyse sportive. « J’ai observé de nombreuses situations cette saison, et certaines d’entre elles me peinent dans le football. Bernardo Silva et John Stones ont été formidables pour Manchester City et méritent pleinement cet honneur, mais cela devrait se faire après le coup de sifflet final. Si j’avais été un joueur d’Aston Villa, j’aurais été absolument furieux. »

La frustration de Rooney partagée par d’autres experts

Silva a quitté le terrain juste avant l’heure de jeu, alors que le score était encore vierge, et John Stones a suivi vingt minutes plus tard. Pour de nombreux observateurs, de telles pratiques nuisent à l’intégrité de la Premier League, d’autant plus qu’Aston Villa nourrissait encore de sérieux espoirs de qualification européenne au moment de ce match.

L’ancien attaquant de Newcastle United, Alan Shearer, a rejoint Rooney dans sa critique, exprimant son incompréhension face à l’acceptation de ces cérémonies par l’équipe d’Unai Emery. « J’ai été surpris que Villa accepte, surtout avec autant de temps restant à jouer », a commenté Shearer. « Je veux dire, avec plus d’une demi-heure à jouer et des remplacements à effectuer, oui, je suis du même avis que Wayne. Je n’apprécie pas cela pendant que le match est en cours. »

Les adieux émouvants de Guardiola

Cette rencontre a marqué la fin d’une ère pour les Citizens, concluant le mandat historique de dix ans de Pep Guardiola. Malgré l’ambiance de célébration, les visiteurs ont quelque peu gâché la fête sur le terrain : un doublé d’Ollie Watkins a permis à Villa de s’imposer 2-1. Cependant, le résultat semblait secondaire face à l’émotion palpable qui émanait du banc des locaux, alors que l’illustre entraîneur mettait un terme à son passage riche en trophées à Manchester.

Après le match, le tacticien catalan a avoué être « tellement fatigué » avant de fondre en larmes, se remémorant les liens profonds tissés depuis 2016. Il a expliqué que la réaction de ses joueurs au départ de Silva et Stones l’avait poussé à perdre son sang-froid, soulignant la force des liens qui unissaient le groupe.

Une victoire à l’Etihad malgré les hommages

Alors que Manchester City honorait ses légendes, Aston Villa a fait preuve d’un professionnalisme exemplaire pour s’imposer et influencer le classement final. Ayant déjà assuré leur qualification pour la Ligue des Champions la saison suivante grâce à leur victoire en Ligue Europa, les Villans ont grimpé à la quatrième place, dépassant Liverpool. Cette performance a eu un effet en cascade sur les attributions de places liées au coefficient UEFA, permettant au Sporting CP d’éviter les tours préliminaires.

Pour City, cette défaite n’a constitué qu’une ombre minime sur une journée entièrement dédiée à la célébration des 20 trophées majeurs remportés sous l’ère Guardiola. Antoine Semenyo avait pourtant ouvert le score pour les Citizens, mais un certain relâchement, peut-être lié aux remplacements d’adieu, a offert à Villa l’opportunité de renverser la situation. Alors que le chapitre Guardiola se referme, la question de la meilleure manière d’honorer les figures emblématiques sans compromettre l’esprit de compétition reste un débat ouvert.