Projet pont rail Brazzaville Kinshasa et énergie en Afrique centrale

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en visite officielle à Brazzaville début juillet

Le chef de l’État congolais (RDC) a fait son entrée par voie fluviale, à bord du bateau Majestic River arborant le pavillon national. Après avoir traversé le Pool Malebo, il a été accueilli sur les quais de la capitale congolaise par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un renforcement continu des liens entre les deux nations, portées par une volonté commune d’accélérer les projets d’envergure et de dynamiser les échanges économiques.

Parmi les priorités évoquées, le pont mixte route-rail Brazzaville-Kinshasa se distingue comme un levier majeur pour la sous-région. Cette infrastructure, en reliant les deux capitales africaines les plus proches, promet de fluidifier les déplacements et les flux commerciaux, tout en s’alignant sur les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Renforcement des infrastructures énergétiques et perspectives de développement

Les discussions ont également porté sur l’intensification de la coopération dans le domaine de l’énergie. Les présidents Denis Sassou N’Guesso et Félix-Antoine Tshisekedi ont réaffirmé leur engagement en faveur de la Boucle de l’amitié énergétique, un projet visant à interconnecter les réseaux électriques des pays voisins pour optimiser l’accès au courant et stimuler la croissance.

Un accord a été concrétisé pour encadrer ce partenariat énergétique, incluant notamment la construction d’un barrage hydroélectrique d’envergure sur la rivière Likouala aux Herbes. Ce mégaprojet, d’une puissance de 12 900 mégawatts, sera développé en collaboration avec l’Angola et le Congo. Son objectif ? Positionner l’Afrique centrale comme un acteur clé de la production électrique sur le continent.

Sécurité et stabilité : des enjeux prioritaires pour la région

Les échanges ont également abordé les défis sécuritaires et les questions de paix dans la région des Grands Lacs et en Afrique centrale. Les deux dirigeants ont souligné l’importance du dialogue et d’une collaboration renforcée pour garantir la stabilité, essentielle au développement des deux pays et de l’ensemble de la sous-région.