Ousmane Sonko révèle l’existence du protocole de Cap Manuel avec Bassirou Diomaye Faye
L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé devant les médias l’existence d’un accord politique signé avec Bassirou Diomaye Faye avant le scrutin présidentiel de 2024. Cet engagement, qu’il qualifie de « protocole de Cap Manuel », éclaire d’un jour nouveau les coulisses de l’alternance politique au Sénégal.
Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a révélé ce jour qu’un protocole d’entente avait été conclu avec Bassirou Diomaye Faye, alors que ce dernier n’était pas encore président. Selon ses déclarations, cette rencontre décisive s’est tenue dans des circonstances particulières, alors qu’il était incarcéré dans l’enceinte de la prison de Cap Manuel. Le futur président du Sénégal aurait alors fait le déplacement jusqu’à sa cellule pour échanger sur l’avenir du mouvement politique et la stratégie à adopter face aux rumeurs de report du scrutin.
« Je le jure devant Dieu et le Saint Coran, il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il affirmé avec solennité. Selon son récit, il aurait alors clairement exprimé sa position : rejeter toute idée de report de l’élection et soutenir sans réserve la candidature de Bassirou Diomaye Faye pour représenter leur camp. « Je lui ai dit : tu es mon choix, nous allons mener campagne ensemble, remporter les élections et gouverner », a-t-il précisé.
Pour renforcer la crédibilité de ses propos, Ousmane Sonko a invoqué un serment solennel devant Dieu et le Saint Coran, garantissant la véracité de ses affirmations. « Si nous sortons de cette situation, en 2029, nous reprendrons le cours normal des choses », avait-il ajouté, esquissant ainsi une feuille de route pour les années à venir.
Bassirou Diomaye Faye accepte de porter les réformes promises
Selon Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye aurait alors accepté ce cadre politique, en se présentant comme le garant des réformes structurelles nécessaires au pays. « Il m’a dit : ce mandat sera celui des réformes difficiles. Je les prends sur moi pour que tu aies ensuite un boulevard devant toi », a-t-il rapporté.
Le leader de Pastef a également évoqué une tentative de formalisation de cet accord par la présence de témoins. Il aurait proposé d’associer d’autres personnes à la discussion pour attester de son contenu, mais Bassirou Diomaye Faye aurait refusé, invoquant une relation de confiance suffisante. « Il m’a assuré qu’il penserait à mon fils, portant son nom, s’il devait un jour me trahir », a-t-il confié.
Un engagement pour 2029 et au-delà
Ousmane Sonko a par ailleurs révélé que l’élection présidentielle de 2029 avait été évoquée lors de cette rencontre. Selon ses dires, il aurait posé une condition claire à Bassirou Diomaye Faye : « Si tu respectes nos engagements, je soutiendrai ta candidature en 2029. Sinon, je serai moi-même candidat. »
La réponse du futur président aurait été sans ambiguïté. « Il m’a répondu qu’il serait mon directeur de campagne », a-t-il conclu, confirmant ainsi la solidité de l’alliance politique qui a mené à l’alternance en 2024.
Ces révélations interviennent dans un contexte où les tensions entre les deux figures politiques s’intensifient. Elles soulèvent des questions sur la nature des accords passés et leur impact sur le paysage politique sénégalais actuel.
