Ce vendredi 22 mai 2026, l’hémicycle de l’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à vivre un moment politique intense. Le Premier ministre Ousmane Sonko y répondra aux questions d’actualité posées par les députés, dans un contexte où chaque mot prononcé pourrait peser lourd dans l’équilibre des pouvoirs.
La séance, prévue à partir de 15 heures, s’annonce comme bien plus qu’un simple exercice de contrôle parlementaire. Elle se transforme en une tribune où se joueront les rapports de force entre majorité et opposition, entre réformes et statu quo, entre promesses et réalisations.
Un rendez-vous politique sous haute tension
L’invitation adressée à Ousmane Sonko par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, confirme l’importance de cette séance. Officiellement, il s’agit pour les députés d’interroger le gouvernement sur les grandes orientations politiques et socio-économiques du pays. Mais dans les faits, les enjeux dépassent largement ce cadre traditionnel.
Le Premier ministre devra notamment affronter les critiques sur la réforme du Code électoral, texte qui cristallise les tensions depuis plusieurs semaines. L’opposition accuse le pouvoir d’avoir conçu un dispositif favorisant artificiellement le parti présidentiel, Pastef. Certains observateurs n’hésitent pas à qualifier cette réforme de loi sur mesure, conçue pour consolider la position du gouvernement actuel.
Face à ces accusations, Ousmane Sonko pourrait être contraint de clarifier la position de son équipe, voire de justifier publiquement l’urgence et la légitimité de ces changements institutionnels.
