Pour concrétiser le Gazoduc africain atlantique (GAA), projet phare reliant le Nigeria au Maroc via plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, les autorités marocaines accélèrent les négociations financières. L’objectif ? Lever 26 milliards de dollars auprès de prestigieuses institutions internationales. Rabat mise notamment sur le soutien de l’US Exim Bank, la banque d’exportation américaine, ainsi que sur celui de la Banque mondiale, afin de garantir la viabilité économique de cette infrastructure énergétique majeure.
Lors d’un entretien exclusif, l’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a souligné l’importance cruciale de ces partenariats financiers. « Ce projet ne se limite pas à un simple gazoduc, mais représente une opportunité historique pour renforcer l’autonomie énergétique de l’Afrique et stimuler son développement économique », a-t-il déclaré. Les discussions en cours visent à sécuriser des fonds à long terme, essentiels pour couvrir les coûts colossaux de cette initiative transcontinentale.
Le Gazoduc africain atlantique s’étendra sur plus de 7 000 kilomètres, traversant des territoires stratégiques comme le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie. Une fois achevé, il permettra non seulement d’exporter le gaz nigérian vers l’Europe, mais aussi de desservir les marchés locaux en énergie, réduisant ainsi la dépendance aux importations coûteuses.
Les experts s’accordent à dire que ce projet pourrait transformer durablement le paysage énergétique du continent africain. En optimisant les ressources gazières de la région, il favorisera une croissance économique inclusive et créera des milliers d’emplois, tant dans les pays producteurs que dans ceux traversés par le tracé. Les prochains mois seront décisifs pour finaliser les accords et lancer officiellement les travaux de construction.
