Mali : le gouvernement propose une prime pour la capture de chefs jihadistes et rebelles

Iyad Ag Ghaly, l’homme le plus traqué du Sahel

Ex-rebelle touareg et ancien diplomate, Iyad Ag Ghaly a fondé en 2017 le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans). Aujourd’hui, il incarne la figure centrale du jihadisme au Mali, où son influence s’étend malgré la répression internationale.

Recherché par les autorités nationales et internationales, il figure sur la liste noire de l’ONU, des États-Unis et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Son organisation, le JNIM, est considérée comme l’une des plus dangereuses du Sahel.

Des attaques d’une violence inédite en avril 2026

Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent après des raids meurtriers menés fin avril par des combattants du JNIM, alliés à des factions du Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement touaregs. Ces offensives coordonnées ont ciblé des positions stratégiques dans plusieurs régions, semant la terreur parmi les forces gouvernementales.

Parmi les victimes de ces attaques figure le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, tué lors d’un attentat-suicide. Sa disparition a profondément ébranlé la junte au pouvoir à Bamako, révélant la vulnérabilité du régime face à la montée des groupes armés.

Une prime pour traquer les responsables

Pour riposter, le gouvernement a annoncé une récompense financière pour la capture ou la neutralisation de sept responsables présumés, dont des figures majeures du JNIM et du FLA. Le communiqué officiel précise :

« Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile propose une récompense à toute personne fournissant des informations fiables permettant l’arrestation ou l’élimination de ces individus, activement recherchés pour leur rôle dans la planification et l’exécution d’actes terroristes. »

Parmi les cibles désignées : Amadou Kouffa, autre dirigeant du JNIM, pour lequel une prime de 2,2 millions d’euros est offerte, ainsi que deux leaders du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif.

Un contexte sécuritaire toujours plus dégradé

Depuis 2012, le Mali est englué dans une crise sécuritaire complexe, alimentée par les exactions du JNIM, de l’État islamique et de milices communautaires. Ces violences, qui s’étendent désormais aux pays voisins, menacent la stabilité de toute la région sahélienne.