Le Sénégal s’apprête à accueillir un retour aussi soudain que déterminant : celui de l’ancien président Macky Sall, dont l’arrivée est prévue ce vendredi à 15 heures sur le tarmac de l’aéroport militaire de Dakar. Un atterrissage qui scelle une visite éclair, mais dont les enjeux dépassent largement le cadre protocolaire.
Une visite éclair aux objectifs diplomatiques ambitieux
Dès son débarquement, Macky Sall sera reçu par les plus hautes autorités de l’État pour une audience immédiate à la présidence. Son emploi du temps, minutieusement orchestré, prévoit un départ vers New York dès 18 heures le même jour. Loin d’être une simple escapade, cette escale s’inscrit dans une démarche résolument stratégique : le candidat à la tête de l’Organisation des Nations unies (ONU) cherche à rallier un soutien international que la capitale sénégalaise lui a longtemps refusé.
Un passé politique qui pèse encore lourd
Pour une partie de l’opinion publique et les détracteurs du pouvoir en place, le retour de Macky Sall ne passe pas inaperçu. Entre les controverses entourant la gestion de la dette publique et les tensions politiques ayant marqué son dernier mandat, son image reste controversée. Les partisans du parti Pastef, vainqueur de la présidentielle de 2024, ne ménagent pas leurs critiques à son égard, le qualifiant de symbole des dérives d’un système qu’ils souhaitent voir disparaître. Pourtant, aucune procédure judiciaire ne le concerne directement à ce jour, comme le soulignent les observateurs politiques locaux.
La quête d’une légitimité internationale
Alors que son nom circule depuis plusieurs mois comme possible successeur de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Macky Sall mise sur cette visite éclair pour renforcer son réseau et convaincre les décideurs de sa pertinence. Une stratégie audacieuse, mais dont l’efficacité dépendra largement de la réception que lui réserveront les autorités sénégalaises et la communauté internationale.
