Les Diables Rouges ont brillamment conclu leur phase de poules de la Coupe du Monde 2026, s’imposant largement (5-1) face à la Nouvelle-Zélande. Cette victoire éclatante leur assure la première place du groupe G. Parallèlement, l’Égypte a arraché un match nul (1-1) contre l’Iran, un résultat suffisant pour valider une qualification historique pour les 16es de finale, une première pour les Pharaons. L’Iran, bien que frustré, conserve un espoir de qualification en tant que meilleur troisième.
La Belgique a retrouvé le chemin de la victoire en Coupe du Monde, une performance attendue depuis son succès contre le Canada en novembre 2022. Supérieurs collectivement et techniquement, les Belges ont dominé la Nouvelle-Zélande, orchestrant une véritable tempête offensive en première mi-temps avec seize tirs, dont quatre cadrés.
Leandro Trossard, l’un des joueurs les plus réguliers de la Belgique dans cette compétition, a débloqué la situation à la 28e minute (1-0). Opportuniste dans les cinq mètres cinquante, il a profité d’un ballon mal négocié par le latéral droit Tim Payne. Plus tôt, l’attaquant d’Arsenal avait déjà touché le poteau (11e) et s’était vu refuser un penalty après l’intervention du VAR, l’arbitre jordanien ayant estimé que le bras du défenseur Finn Surnam était en position « naturelle » (20e).
Alignée en 4-3-3, la Belgique, animée par des meneurs de jeu tels que Kevin De Bruyne et Hans Vanaken, a montré de belles séquences. Malgré une légère tension liée à l’enjeu, l’équipe cherchait à la pause une meilleure coordination et une efficacité accrue dans la zone de vérité pour consolider sa position.
Le break salvateur après la pause
Malgré quelques fulgurances de Jérémy Doku sur les ailes, ses choix finaux manquaient souvent de précision. Charles De Ketelaere, de son côté, peinait à afficher la détermination nécessaire dans la surface adverse pour mettre ses coéquipiers à l’abri, permettant aux Néo-zélandais de s’offrir quelques libertés en fin de première mi-temps.
Cependant, Trossard a remis les pendules à l’heure en inscrivant un doublé à la 50e minute (2-0), concrétisant une passe décisive de De Bruyne après un premier tir dévié. Le sélectionneur Rudi Garcia a alors réagi en remplaçant Jérémy Doku par Matias Fernandez-Pardo (56e), apportant ainsi plus de vitesse et de profondeur à l’attaque.
Après une occasion manquée par l’avant-centre du LOSC (65e), la star belge Kevin De Bruyne a porté le score à 3-0 à la 67e minute. Récupérant un ballon arraché par Trossard devant la surface néo-zélandaise, il a croisé son tir pour tromper le gardien Max Crocombe, inscrivant son trentième but en sélection. Cette réalisation a permis à la Belgique de s’emparer de la première place du groupe grâce à une meilleure différence de buts, l’Égypte étant tenue en échec par l’Iran (1-1).
La gestion tactique gagnante de Garcia
Rudi Garcia a sécurisé le résultat et la fraîcheur de son équipe en procédant à de nouveaux changements : Alexis Saelemaekers a remplacé Trossard, et Amadou Onana a pris la place de De Bruyne (72e). Un léger relâchement a toutefois permis à Elijah Just de réduire le score (3-1, 84e), laissé seul devant la surface belge. Cet épisode n’a eu aucune conséquence majeure. Les entrées de Romelu Lukaku et Nicolas Raskin (85e) ont rapidement porté leurs fruits. Sur un centre du milieu des Rangers, Lukaku a inscrit de la tête son 91e but en sélection (4-1, 86e), son douzième en tournois internationaux majeurs.
Dans le temps additionnel, Alexis Saelemaekers a scellé le score à 5-1 (90e+4) d’un tir croisé, servi par le buteur de Naples. Ce large succès offre la première place à la Belgique grâce à une différence de buts supérieure.
L’objectif initial est atteint pour les Diables Rouges, qui peuvent désormais aborder la suite du tournoi avec une confiance retrouvée et sans pression. Ils resteront dans leur camp de base à Seattle, un avantage logistique. Si l’identité de leur adversaire en 16e de finale est encore inconnue, la date de leur prochain match est fixée à mercredi, 22 heures.
L’Égypte arrache sa qualification historique
L’Égypte a bataillé jusqu’au bout, face aux assauts d’une surprenante équipe iranienne, pour conserver sa deuxième place dans ce groupe G. Tandis que la Belgique s’était déjà assurée la première place, les Pharaons ont dû tenir bon face à l’Iran (1-1) ce vendredi soir. La tension était à son comble dans les derniers instants du match, mais le destin a souri aux Égyptiens : un but de Khalilzadeh (90e+3) a été refusé pour un hors-jeu infime, et une tête d’Ezatolahi a été repoussée par la transversale (90e+6).
Les Égyptiens ont connu une peur bleue, et se sont effondrés sur la pelouse au coup de sifflet final, submergés par l’émotion de cette qualification historique pour la phase à élimination directe d’une Coupe du Monde. Ce match fut particulièrement difficile, malgré un début prometteur avec l’ouverture du score de Mahmoud Saber (5e), dont la frappe a traversé une forêt de jambes iraniennes.
Mostafa Shobeir s’est ensuite illustré en détournant un penalty de Taremi (11e), et les Pharaons semblaient alors prendre le dessus. Cependant, l’égalisation de Rezaeian (14e) a rapidement plongé les Égyptiens dans le doute, transformant le match en un combat désordonné. Le rythme a ralenti, les contacts se sont multipliés et les occasions sont devenues rares, avant un dernier quart d’heure où les Iraniens ont tout tenté pour l’exploit. En vain. L’Iran devra désormais espérer que les résultats des autres groupes lui soient favorables pour figurer parmi les huit meilleurs troisièmes et accéder aux 16es de finale.
