L’opacité entourant l’exportation d’or, notamment vers la plaque tournante de Dubaï, soulève de vives inquiétudes quant à la gestion des richesses minières en Afrique centrale. Le Cameroun a récemment révélé des pertes substantielles sur une période de cinq ans, jetant une lumière crue sur les défis liés à la traçabilité et à la valorisation de ses ressources aurifères.
Face à cette situation camerounaise, une question cruciale se pose pour la République Centrafricaine (RCA) : quelle est l’ampleur des flux d’or quittant son territoire et quel impact ont-ils sur son économie nationale ? L’interrogation centrale demeure : le patrimoine aurifère de la RCA est-il effectivement géré comme un bien public au service de la nation, ou est-il perçu et administré comme une propriété privée, potentiellement sous la coupe d’une gouvernance inefficace ou opaque ? Cette problématique met en lumière la nécessité d’une transparence accrue et d’une meilleure régulation des exportations de métaux précieux pour garantir que les richesses naturelles bénéficient réellement aux populations.
