Félix tshisekedi limite les pressions fiscales contre les mines en rdc

Félix Tshisekedi impose un cadre fiscal modéré pour relancer l’attractivité minière en RDC

Le président de la République démocratique du Congo a donné une directive claire aux autorités fiscales : adoucir les méthodes de recouvrement envers les entreprises minières. Une décision motivée par la volonté de préserver l’attractivité du secteur, essentiel pour l’économie nationale.

Félix Tshisekedi s'exprime lors d'un conseil des ministres

Un secteur minier vital pour la RDC, mais sous pression fiscale

Avec une production de cobalt qui couvre plus de 70 % de la demande mondiale et une place de deuxième producteur africain de cuivre, la RDC mise sur l’exploitation minière pour ses revenus d’exportation. Cependant, les méthodes de recouvrement fiscal appliquées ces dernières années, jugées trop agressives, menacent cette dynamique.

Félix Tshisekedi dénonce les saisies de comptes bancaires, les gels d’avoirs et l’imprévisibilité des mesures fiscales, qui alourdissent les coûts d’exploitation des sociétés minières. Selon lui, ces pratiques compromettent la compétitivité du secteur et pourraient freiner les investissements étrangers, pourtant cruciaux pour moderniser l’industrie.

Dialogue et légalité : les nouvelles règles du jeu fiscal

La modération devient la priorité. Le chef de l’État a exigé que les ministères de l’Économie, des Finances et des Mines, ainsi que les régies fiscales, alignent leurs actions sur une base légale solide. Les mesures de recouvrement ne doivent plus être systématiques, mais réservées à des cas exceptionnels.

Le président a insisté sur l’importance du dialogue préalable avec les opérateurs miniers. La notification des éventuelles irrégularités, la conciliation et le respect des procédures légales doivent désormais primer sur les sanctions immédiates. L’objectif ? Instaurer un climat de confiance entre l’État et les investisseurs, garant d’un secteur minier stable et transparent.

Des tensions récentes avec des géants du secteur minier

Ces directives surviennent dans un contexte de vives tensions entre Kinshasa et plusieurs multinationales. En 2025, l’Inspection générale des finances a pointé du doigt des sous-déclarations massives de revenus par des groupes comme le chinois CMOC et le suisse Glencore, privant l’État de milliards de dollars de recettes. Les entreprises concernées ont rejeté ces accusations, tandis que les autorités fiscales ont récemment saisi les locaux de Glencore dans le cadre d’un litige.

Bien que la présidence n’ait pas confirmé l’existence d’un lien direct entre ces événements et la directive présidentielle, la volonté de Félix Tshisekedi de désamorcer les conflits apparaît clairement.

Sécurité et stabilité : un autre défi pour le secteur minier

Dans une seconde instruction, le président a ordonné le retrait immédiat des forces de sécurité illégalement stationnées sur les sites miniers. Ces présences, selon lui, alimentent la fraude, la contrebande et l’insécurité, tout en nuisant à l’image de la RDC auprès des investisseurs internationaux.

En privilégiant la modération fiscale et la stabilité des sites, Félix Tshisekedi cherche à redonner confiance aux acteurs du secteur minier. Une stratégie qui pourrait, à terme, renforcer la croissance économique du pays.