Évariste Ndayishimiye en visite d’État à Kinshasa pour renforcer l’axe Burundi-RDC

Le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, qui assure également la présidence tournante de l’Union africaine, entame ce lundi une visite d’État de 48 heures à Kinshasa. Ce déplacement officiel fait suite à une invitation formelle lancée par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi.

Un accueil protocolaire de haut rang

Pour marquer l’importance de cet événement diplomatique, le chef de l’État congolais se rendra en personne à l’aéroport international de N’djili pour accueillir son hôte de marque. Après les honneurs militaires, les deux dirigeants se dirigeront vers la Cité de l’Union africaine pour un entretien en tête-à-tête. Cette rencontre sera suivie d’un échange avec la presse pour restituer les points saillants de leurs discussions.

Cette visite symbolise la solidité des relations fraternelles et historiques qui lient le Burundi et la RDC. Au-delà du protocole, les enjeux sont multiples et touchent directement à la stabilité de la sous-région des Grands Lacs.

Sécurité et coopération sanitaire au menu des échanges

Les discussions entre Évariste Ndayishimiye et Félix-Antoine Tshisekedi s’articuleront autour de plusieurs axes prioritaires :

  • La situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la RDC.
  • La lutte contre l’épidémie d’Ebola et la coordination des ripostes sanitaires.
  • Les dossiers brûlants de l’Union africaine sous la présidence burundaise.

Sur le plan militaire, le Burundi s’affirme comme un partenaire stratégique majeur pour Kinshasa. Un accord de défense bilatéral, signé en mars 2023, encadre cette collaboration étroite. Actuellement, des milliers de soldats burundais sont déployés sur le sol congolais, notamment dans le Sud-Kivu, pour prêter main-forte aux FARDC. Leur mission consiste à neutraliser les groupes armés, particulièrement la rébellion de l’AFC/M23, et à sécuriser les zones frontalières communes.

Ce partenariat opérationnel témoigne d’une volonté commune de pacifier durablement la région et de faire face aux défis sécuritaires persistants qui touchent les deux nations.