Côte d’Ivoire: Renforcer la souveraineté africaine, une nouvelle doctrine

Au terme de trois jours de débats, la Conférence économique africaine 2026 a esquissé une nouvelle doctrine : bâtir une Afrique capable de transformer les bouleversements géopolitiques en opportunités, grâce à une intégration économique renforcée, des financements repensés et une action collective assumée.

Les discussions ont mis en évidence une exigence : celle de revoir les grilles d’analyse du développement. Les politiques publiques ne peuvent plus être pensées en silos, affirme Ida McDonnell, conseillère principale à l'OCDE.

Le véritable test commence maintenant : lever les obstacles au commerce intra-africain, investir davantage dans l’innovation, accélérer le développement des chaînes de valeur régionales et préparer une jeunesse toujours plus nombreuse à évoluer dans une économie mondiale profondément transformée.

Marie-Laure Akin Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a insisté sur l’impératif : faire en sorte que les échanges d'Abidjan débouchent sur des décisions concrètes.

Au moment de refermer les travaux, Marie-Laure Akin Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a insisté sur un impératif : faire en sorte que les échanges d'Abidjan débouchent sur des décisions concrètes.

La conférence s’achève, mais le message se veut durable. Les discussions auront également mis en évidence une autre exigence : celle de revoir les grilles d’analyse du développement. Les politiques publiques ne peuvent plus être pensées en silos.

Changer de méthode pour comprendre un monde plus complexe

Pour Ida McDonnell, conseillère principale à l'OCDE, les politiques publiques ne peuvent plus être pensées en silos.

Le véritable test commence maintenant : lever les obstacles au commerce intra-africain, investir davantage dans l’innovation, accélérer le développement des chaînes de valeur régionales et préparer une jeunesse toujours plus nombreuse à évoluer dans une économie mondiale profondément transformée.

De la réflexion à l'action

Au moment de refermer les travaux, Marie-Laure Akin Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a insisté sur un impératif : faire en sorte que les échanges d'Abidjan débouchent sur des décisions concrètes.

Selon elle, les recommandations formulées au cours de la conférence doivent désormais nourrir les politiques publiques et les partenariats de développement.

Le véritable enjeu : construire la puissance économique africaine

Pour Ahunna Eziakonwa, sous-Secrétaire générale des Nations unies et directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, la conférence ne constitue qu’une étape.

Abidjan, laboratoire d’une nouvelle ambition africaine

L’édition 2026 de la Conférence économique africaine aura également été marquée par la réunion annuelle du Réseau mondial des économistes en chef des institutions de développement et de financement, ainsi que par le lancement du Réseau africain des économistes en chef (ACE Network).

Dans un contexte où les équilibres internationaux sont profondément bouleversés, les organisateurs veulent croire que l’Afrique dispose désormais d’une fenêtre d’opportunité historique. Reste à transformer cette ambition collective en politiques publiques, en investissements et en résultats tangibles.

Le véritable test commence maintenant : lever les obstacles au commerce intra-africain, investir davantage dans l’innovation, accélérer le développement des chaînes de valeur régionales et préparer une jeunesse toujours plus nombreuse à évoluer dans une économie mondiale profondément transformée.

Sa conclusion résume l’esprit de cette édition : «dans un monde multipolaire, le principal levier de l’Afrique ne résidera pas dans le choix d’un camp, mais dans le renforcement de sa propre puissance économique.»