Can 2025 : le Maroc sous pression du tas pour défendre son titre

Le Maroc se trouve dans une situation délicate concernant la CAN 2025. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a en effet imposé un délai strict au 7 mai 2026 pour que la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) soumette son mémoire de défense. Cette échéance marque une étape cruciale dans une affaire qui captive l’ensemble du continent africain depuis plusieurs semaines.

Un délai crucial pour le Maroc face au TAS

Il est important de rappeler les circonstances de la finale de la CAN 2025 disputée au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat le 18 janvier. Après un match nul et vierge à l’issue du temps réglementaire, un penalty controversé accordé au Maroc a provoqué le départ des joueurs Sénégalais pendant quinze minutes. De retour sur le terrain, ils ont finalement remporté la prolongation grâce à un but de Pape Gueye. Cependant, le Jury d’appel de la CAF a infirmé cette décision le 17 mars, déclarant le Sénégal forfait et officialisant un score de 3-0 en faveur du Maroc. C’est précisément cette décision que la Fédération Sénégalaise conteste désormais devant le TAS depuis le 25 mars, réclamant la restitution de son titre continental.

Une procédure judiciaire en plusieurs étapes

Le Sénégal avait initialement demandé une procédure accélérée, mais le Maroc s’y est opposé, contraignant les deux parties à respecter les délais classiques. Une fois le mémoire marocain déposé le 7 mai 2026, la CAF et le Sénégal disposeront d’un délai pour répondre. Une audience orale au siège du TAS à Lausanne est très probable. Lors de celle-ci, des témoins clés pourraient être auditionnés. Les deux fédérations feront appel à des cabinets d’avocats internationaux spécialisés en droit du sport, transformant ainsi cette affaire en un enjeu à la fois juridique et diplomatique majeur.

Une attente longue pour un verdict définitif

Le résultat final pourrait prendre entre six et douze mois, selon les standards du TAS. Par conséquent, l’identité du champion d’Afrique 2025 pourrait rester indéterminée jusqu’à la fin de l’année 2026. Une chose est sûre : la décision rendue sera sans appel et s’imposera à toutes les parties concernées. En cas d’annulation de la décision de la CAF par le TAS, les répercussions sur la gouvernance du football africain seraient considérables.