Attaques dans le Burkina Faso : au moins 22 militaires et civils tués cette semaine
Les récentes attaques de groupes jihadistes dans le Burkina Faso ont fait au moins 22 victimes parmi les militaires et les Volontaires pour la défense de la patrie. La junte militaire, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, intensifie ses opérations de riposte face à cette situation alarmante qui perdure depuis plusieurs années.
Au moins 22 militaires et supplétifs civils de l’armée ont été tués lors de nouvelles attaques de jihadistes présumés ce week-end dans le nord du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.
Rupture diplomatique
Le régime militaire, autoritaire, répressif et souverainiste, ne communique plus depuis plusieurs années le nombre de soldats tués lors des attaques. Il avance parfois les bilans de ses ripostes, que l’AFP ne peut pas vérifier de sources indépendantes.
La semaine dernière, l’État-major burkinabè a ainsi affirmé dans un communiqué avoir tué « plus de 400 terroristes » après des « attaques complexes et coordonnées contre nos positions dans les localités de Gayéri (région de la Sirba), Solhan et Sebba (région du Liptako) ». Il a mis ces attaques en lien avec la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, qu’il a annoncée fin juin unilatéralement, l’accusant une nouvelle fois de « soutien » aux jihadistes et de « nourrir le discours tronqué sur la situation sécuritaire » du pays.
Après des années de tensions, Ouagadougou a rompu ses liens diplomatiques avec Paris en dénonçant un « activisme incessant » de la France contre ses intérêts. Le gouvernement burkinabè a également exigé le rappel du personnel diplomatique français et l’exclusion des Jeux du Sahel, qui se tiendront à Ouagadougou en 2024.
La situation sécuritaire dans le Burkina Faso est déjà très tendue. Les groupes jihadistes ont menacé de prendre le contrôle de plusieurs villes et ont tué des civils lors d’attaques récentes à Dédougou, la capitale du sud.
Les attaques
Les attaques ont eu lieu dimanche matin dans la région du nord-est, selon une source sécuritaire. Des dizaines de terroristes ont été neutralisés et plusieurs dizaines d’équipements militaires ont été récupérés.
Dans le même temps, un poste militaire à Séguénéga a été visé dimanche soir. Des jihadistes ont également menacé de prendre le contrôle de la ville de Kaya, dans le centre-nord du pays.
