Tchad réfute les accusations de l ONU sur des frappes contre des civils

Le gouvernement tchadien dément fermement les allégations de l’ONU concernant des frappes meurtrières

Le gouvernement de N’Djamena a vivement rejeté les accusations portées par l’Organisation des Nations unies, selon lesquelles des frappes aériennes menées par l’Armée tchadienne et l’aviation nigériane auraient causé la mort de dizaines de civils dans le bassin du Lac Tchad. Lors d’une conférence de presse tenue récemment, les autorités tchadiennes ont exigé des preuves tangibles et proposé l’envoi d’une mission d’investigation indépendante sur place.

Une réponse immédiate aux allégations jugées infondées

D’après les déclarations de l’ONU, ces opérations auraient entraîné la mort d’une centaine de civils, principalement dans le nord-est du Nigeria et au Tchad. Face à ces accusations, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a réagi avec fermeté. « Ces accusations sont totalement infondées et visent à ternir l’image d’une armée engagée au quotidien contre le terrorisme dans la région », a-t-il affirmé.

Des accusations sans fondement selon N’Djamena

Gassim Chérif Mahamat a souligné que les zones ciblées par les frappes étaient strictement militaires et que « ni civils ni pêcheurs » n’étaient présents sur les lieux. « Aucune preuve concrète ne vient étayer ces déclarations », a-t-il martelé, ajoutant que le Tchad est prêt à collaborer pleinement avec toute instance internationale pour mener des enquêtes transparentes.

Une stratégie globale de lutte contre Boko Haram

Le porte-parole a rappelé que l’état d’urgence en vigueur dans la région a pour objectif d’assurer la protection des populations locales. Les forces armées et les services de sécurité y sont déployés en permanence pour contrer les menaces terroristes. Il a également évoqué les deux axes majeurs de la lutte contre Boko Haram : un volet sécuritaire robuste et une approche socio-économique visant à réduire l’influence du groupe par le développement local.

« Le Tchad assume pleinement son rôle dans la région et paie un lourd tribut, tant humain que matériel, dans cette guerre contre le terrorisme », a-t-il déclaré. Il a également rappelé la nécessité d’une coopération étroite avec les autres pays riverains du Lac Tchad, notamment le Nigeria, pour éradiquer la menace que représente Boko Haram.

Boko Haram responsable des violences, selon le Tchad

Les autorités tchadiennes ont rappelé que les attaques récentes perpétrées par Boko Haram contre des positions de l’Armée tchadienne, les 4 et 6 mai, ont causé des pertes humaines et matérielles. Elles insistent sur le fait que ces violences sont l’œuvre exclusive du groupe jihadiste, et non des forces armées tchadiennes.