Sénégal : Sonko dénonce une pression occidentale sur l’homosexualité

Sénégal : Sonko dénonce une pression occidentale sur l’homosexualité

Portrait d'Ousmane Sonko lors d'une déclaration publique

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé avec fermeté son opposition à toute remise en cause de la loi criminalisant l’homosexualité. Il a catégoriquement exclu l’idée d’un moratoire, affirmant vouloir mettre un terme à ce qu’il qualifie de « prolifération » de pratiques homosexuelles au Sénégal. Sonko a également promis que la justice irait jusqu’au bout, sans exception pour les « gros poissons ». Cette déclaration intervient alors que plusieurs personnalités proches du gouvernement ont été récemment interpellées pour homosexualité présumée.

Ces dernières semaines, plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées pour des actes qualifiés de « contre nature », certains étant également accusés de transmission volontaire du VIH. Cette situation a suscité des réactions parmi des intellectuels africains, qui ont appelé dimanche 18 mai à un moratoire sur l’application de cette législation.

« Le Sénégal refuse les leçons de l’Occident »

« Nous n’avons pas de leçons à recevoir sur ce sujet », a lancé Ousmane Sonko, dénonçant une « tyrannie de l’Occident » qui chercherait, selon lui, à imposer l’homosexualité à travers le contrôle des médias internationaux. Le chef du gouvernement a réaffirmé que le pays ne céderait pas aux pressions extérieures sur cette question sociétale.

Par ailleurs, Sonko a abordé la situation économique du pays, évoquant une dette publique représentant 119 % du PIB. Malgré cette « situation difficile », il a défendu son plan de redressement économique, soulignant les progrès réalisés grâce à une meilleure application des taxes.

Dette publique : le gouvernement promet des avancées

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a tenté de rassurer sur la gestion de la dette, affirmant qu’une « stratégie est en cours pour stabiliser la situation ». Il a annoncé la reprise des discussions avec le Fonds monétaire international dès la semaine du 8 juin, avec pour objectif d’obtenir d’ici le 30 juin les grandes lignes d’un nouveau programme d’accompagnement. Ces échanges avaient été interrompus en octobre 2025 en raison de divergences sur la nécessité d’une restructuration de la dette sénégalaise.