Maroc-Sénégal : une sanction FIFA lourde pour l’arbitre de la finale de la CAN
Un mois après le retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal par la Confédération africaine de football (CAF) suite aux incidents survenus lors de la finale opposant le Maroc au Sénégal le 19 janvier, une nouvelle sanction est venue frapper l’arbitre de cette rencontre. Cette fois, c’est la FIFA qui a pris une décision radicale à son encontre.
Jean-Jacques Ndala, l’arbitre congolais en charge du match décisif, n’a pas été retenu pour officier lors de la Coupe du monde 2022. Malgré la confiance que lui a accordée la CAF, qui l’a ensuite désigné pour arbitrer des matchs de Ligue des champions africaine et de Coupe de la CAF, la FIFA a choisi de ne pas retenir ses services.
Sept arbitres africains ont pourtant été sélectionnés par la commission arbitrale de la FIFA pour prendre part à l’événement mondial. Tous figuraient parmi les officiels présents lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations. On retrouve ainsi dans cette liste Jalal Jayed (Maroc), Mustapha Ghorbal (Algérie), Pierre Atcho (Gabon), Dahane Beida (Mauritanie), Tom Abongile (Afrique du Sud), Amin Mohamed (Égypte) et Omar Artan (Somalie).
Des consignes controversées et une sanction méritée ?
L’exclusion de Jean-Jacques Ndala de la Coupe du monde n’a rien d’inattendu. Sa prestation lors de la finale de la CAN a en effet suscité de vives polémiques. De nombreux observateurs et experts ont pointé du doigt ses décisions contestables ainsi que son manque de fermeté face aux débordements survenus pendant le match.
Selon les déclarations d’Olivier Safari, président du comité des arbitres de la CAF, lors d’un comité exécutif tenu le 13 février à Dar es-Salaam, des consignes spécifiques avaient été transmises à l’arbitre congolais pendant l’interruption du jeu. Celles-ci visaient à éviter l’attribution de cartons jaunes aux joueurs sénégalais de retour des vestiaires, alors déjà avertis, afin de « préserver le match » lors de leur retour sur le terrain.
