Ce mercredi 24 juin 2026, les députés réunis en séance plénière au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo ont examiné le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2027-2029. Ce cadre fixe les grandes orientations financières de l’État béninois pour les trois années à venir, avec la double ambition de consolider les acquis récents et d’amorcer une nouvelle phase de transformation structurelle.
Selon Gérard Gbénonchi, président de la Commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale, ce débat constitue une étape cruciale du cycle budgétaire. Il permet d’évaluer les performances passées et de juger de la cohérence des choix à moyen terme, dans un environnement régional et international marqué par des incertitudes persistantes.
Les indicateurs macroéconomiques présentés témoignent d’une résilience remarquable de l’économie béninoise. Entre 2023 et 2026, le pays a maintenu une croissance soutenue malgré les tensions géopolitiques mondiales, les chocs énergétiques et les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest.
Le rapport soumis aux parlementaires fait état d’une progression continue du produit intérieur brut : le taux de croissance est passé de 6,4 % en 2023 à 7,5 % en 2024, puis à 8,1 % en 2025, un niveau record depuis le renouveau démocratique.
Cette dynamique repose sur plusieurs secteurs clés. L’agriculture demeure un pilier central, tandis que l’industrie, le bâtiment et les travaux publics, ainsi que les services marchands et le commerce ont connu une forte reprise. Ces performances ont renforcé la base productive nationale et amélioré les équilibres macroéconomiques.
Avec la programmation 2027-2029, le gouvernement entend conjuguer rigueur budgétaire, poursuite des réformes et investissements structurants, afin d’ancrer la croissance sur le long terme et d’en élargir les retombées sociales.
