La Cour suprême de N’Djamena s’est transformée aujourd’hui en une forteresse sous haute surveillance. Les forces de sécurité déployées, incluant la Garde nationale, la gendarmerie ainsi que la police, quadrillent l’enceinte judiciaire avec une rigueur exceptionnelle.
L’entrée de l’institution est soumise à un contrôle drastique. Les membres de la presse, équipés de caméras et de microphones, se voient refuser l’accès à la salle d’audience, malgré leur légitime droit de couvrir l’événement.
À l’intérieur, une salle modeste accueille discrètement l’audience publique. Face à la cour, une dizaine d’avocats défend vigoureusement les intérêts de Dr Succès Masra, président du parti Les Transformateurs. L’échange oppose ces défenseurs à la plus haute instance judiciaire du pays, dans un climat tendu.
Cette session judiciaire revêt une importance capitale : elle examine le pourvoi en cassation déposé contre l’arrêt rendu le 9 août 2025 par la chambre criminelle de la Cour d’appel. Ce dernier avait alors condamné Dr Succès Masra à une peine de 20 ans de réclusion criminelle.
