Plan d’autonomie du Sahara : Abidjan réitère son appui à la solution marocaine

La Côte d’Ivoire confirme son engagement en faveur d’une solution politique au Sahara

Drapeaux du Maroc et de la Côte d'Ivoire flottant côte à côte Les symboles nationaux marocain et ivoirien © DR

Lors d’un séminaire du Comité des 24 de l’ONU organisé à Managua, la Côte d’Ivoire a réaffirmé avec force son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le différend autour du Sahara. Cette position, exprimée par une délégation officielle d’Abidjan, s’inscrit dans une dynamique diplomatique régionale soutenue par une majorité de pays.

Une initiative saluée par la communauté internationale

Les représentants ivoiriens ont mis en avant la légitimité de ce projet, déjà endorsed par près de 130 États. Ils ont rappelé que cette solution s’aligne parfaitement avec les principes du droit international et les résolutions adoptées par l’ONU. Leur argumentation s’appuie notamment sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en 2025, qui reconnaît la crédibilité de cette approche.

Ce plan, selon eux, offre une perspective réaliste et durable pour mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies. La Côte d’Ivoire a souligné que cette proposition favorise l’autonomie des populations locales, tout en garantissant leur participation active aux décisions politiques et économiques.

Une vision axée sur la gouvernance et les droits humains

Au cœur de l’intervention ivoirienne, l’accent a été mis sur les avancées concrètes permises par ce plan. Les autorités d’Abidjan ont évoqué la tenue régulière d’élections locales démocratiques dans les provinces concernées, ainsi que l’implication croissante des élus régionaux dans des instances internationales. Cette dynamique illustre une volonté de renforcer la représentativité et la transparence.

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire a salué les progrès réalisés en matière de droits humains. Elle a mentionné le rôle actif des commissions régionales et la coopération avec les mécanismes onusiens compétents pour veiller au respect des libertés fondamentales. Ces efforts s’inscrivent dans une approche globale visant à améliorer les conditions de vie des populations.

Des inquiétudes persistantes concernant Tindouf

Malgré ces avancées, Abidjan a exprimé ses préoccupations quant à la situation dans les camps de Tindouf en Algérie. Les autorités ivoiriennes ont appelé à un recensement transparent des populations présentes dans ces zones, afin de garantir une solution équitable et conforme aux normes internationales.

La Côte d’Ivoire a réitéré son attachement à une solution politique négociée sous l’égide exclusive des Nations unies. Elle a appelé toutes les parties prenantes à privilégier le compromis et le réalisme pour parvenir à un règlement définitif, mettant en avant l’urgence d’une issue pacifique.