Un journaliste nigérien a été libéré vendredi après plus d’un an de détention, selon une source proche du média Aïr Info. Le journaliste, Hamid Mahmoud, était accusé de délit de presse et avait été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Kollo, près de Niamey.
Hamid Mahmoud était l’un des trois journalistes interpellés en mai 2025 pour avoir évoqué la « rupture » présumée de contrats sécuritaires entre le Niger et la Russie. Il avait été transféré à Niamey mi-mai 2025 et présenté à un tribunal militaire le mois suivant.
Selon Aïr Info, Hamid Mahmoud a été libéré vendredi après avoir bénéficié d’une libération provisoire. Le média indique que les trois journalistes avaient été transférés à Niamey mi-mai 2025 et présentés à un tribunal militaire le mois suivant.
La libération de Hamid Mahmoud a également été annoncée par le média Sahara FM, qui appartient au même groupe de presse que Aïr Info. La junte militaire nigérienne avait interdit plusieurs médias français en mars 2023, accusant certains d’« avoir mis en péril l’ordre public ».
La situation des journalistes dans le Sahel reste préoccupante, selon les organisateurs de la plateforme « Press Freedom Index ». Les médias indépendants sont souvent ciblés par les autorités militaires et les gouvernements locaux, ce qui entrave leur liberté d’expression.
Le bilan catastrophique des paramilitaires russes « totalement inutiles » au Sahel a suscité une forte réaction internationale. Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont dénoncé la présence de troupes russes dans leur région.
