Un atelier régional de trois jours consacré à la protection juridique des journalistes spécialisés dans les questions environnementales a débuté ce lundi 8 juin 2026 à N’Djamena. L’événement est organisé par Reporters sans Frontières (RSF), en partenariat avec les ministères tchadiens de la Communication et de l’Environnement.
Cette rencontre rassemble une vingtaine de professionnels des médias issus du Tchad, du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Défendre et protéger le journalisme environnemental au Sahel », qui entend améliorer les conditions d’exercice des journalistes couvrant les thématiques environnementales.
L’objectif principal est de renforcer les connaissances des participants sur leurs droits, les mécanismes de protection existants ainsi que les moyens de prévenir les risques inhérents à leur métier, tout en favorisant une coopération accrue entre journalistes, juristes et organisations de défense des droits humains.
La chargée de projet Afrique subsaharienne de Reporters sans Frontières, Ndeye Diary Ba, a expliqué que cette initiative vise à doter les journalistes des compétences nécessaires pour exercer leur profession dans de meilleures conditions. « Les participants auront l’occasion d’échanger sur les sujets sensibles, d’examiner les différents cadres juridiques nationaux et régionaux, tout en renforçant leurs connaissances en matière de sécurité numérique et de gestion des risques », a-t-elle précisé.
Présent à cet atelier, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, a salué le choix du Tchad pour accueillir cette rencontre régionale. Il a rappelé que les pays du Sahel font face à de nombreux défis en matière de protection des journalistes et de liberté de la presse. « Les professionnels des médias ont un rôle essentiel à jouer dans la sensibilisation des populations aux questions environnementales, mais ils doivent également bénéficier d’un cadre leur garantissant sécurité et protection. Cette formation permettra aux participants d’acquérir des outils pratiques sur l’analyse des risques, la compréhension des textes juridiques et la lutte contre la désinformation, des aspects devenus indispensables dans l’exercice du journalisme moderne », a-t-il indiqué.
Durant ces trois jours, les participants partageront leurs expériences et renforceront leurs capacités afin de mieux informer les populations sur les défis environnementaux tout en exerçant leur métier dans des conditions plus sécurisées.
