mobilisation en France pour les droits lgbt+ au Sénégal
L’association STOP homophobie apporte un soutien crucial à 68 personnes LGBT+ actuellement détenues au Sénégal, victimes d’une loi répressive adoptée en mars 2026.
En France, associations et élus se mobilisent pour soutenir les personnes LGBT+ au Sénégal, où la loi du 11 mars 2026 criminalise désormais les relations homosexuelles, prévoyant des peines de 5 à 10 ans de prison. L’association STOP homophobie vient en aide à 68 personnes actuellement détenues dans le pays. Parmi les actions menées : l’hébergement de quelques réfugiés en région parisienne et l’accompagnement d’une cinquantaine de personnes dans leur demande d’asile en France.
Terrence Khatchadourian, secrétaire général de l’association, révèle que le standard de STOP homophobie a reçu plus de 3 000 appels en quelques semaines : « Jusqu’à il y a deux semaines, notre ligne dédiée n’arrivait plus à absorber la demande, submergée par l’afflux de témoignages et de demandes d’aide. »
la France pointée du doigt pour son manque d’action
Jean-Luc Romero-Michel, militant et ancien adjoint au maire de Paris, dénonce l’insuffisance des mesures françaises : « Tous les messages que je reçois proviennent de personnes en détresse, incapables d’obtenir un visa humanitaire. Aujourd’hui, la France ne fait pas assez pour elles. »
Ian Brossat, conseiller de Paris, présentera mardi en Conseil municipal une proposition visant à mettre à disposition des logements pour les Sénégalais fuyant les persécutions. Il souligne : « S’indigner des situations à l’étranger, c’est une chose, mais agir concrètement pour protéger ceux qui risquent leur vie en est une autre. »
