Le mercato estival 2026 a ouvert ses portes, promettant une période d’intenses mouvements dans le football féminin. Plusieurs stars majeures ont déjà changé de club, à l’image d’Alexia Putellas, Georgia Stanway et Sam Kerr, dont les transferts ont été officialisés. Les rumeurs persistent, annonçant d’autres départs retentissants et quelques surprises.
La saison précédente avait déjà été marquée par des transferts notables, comme l’échange entre Manchester United et Manchester City impliquant Grace Clinton et Jess Park. Les London City Lionesses avaient, quant à elles, établi un nouveau record mondial en recrutant Grace Geyoro du Paris Saint-Germain. Cet été s’annonce tout aussi dynamique, avec la jeune Suédoise Felicia Schroder rejoignant le Real Madrid pour une somme considérable.
D’autres joueuses sous contrat, telles que Romee Leuchter du PSG ou Mayra Ramirez de Chelsea, pourraient suivre en cas d’offres attractives. De nombreuses joueuses libres, dont la très convoitée Salma Paralluelo, récemment partie de Barcelone, sont également sur le marché.
Si certains transferts bénéficient à toutes les parties, d’autres peuvent susciter des controverses. Nous analysons ici chaque mouvement majeur du mercato féminin, attribuant une note à chaque club et joueuse, pour vous aider à identifier les gagnantes et les perdantes de cette intersaison cruciale pour le football féminin.
13 juillet : Khiara Keating (de Manchester City à Liverpool)
Pour Manchester City : Le départ de Khiara Keating, malgré une offre de renouvellement, représente un coup dur pour les championnes de la WSL. Son temps de jeu limité à Manchester City avait freiné ses chances de sélection avec l’Angleterre pour la Coupe du monde féminine 2027, rendant son départ prévisible. Les Citizens doivent désormais trouver une remplaçante à la hauteur de cette gardienne de qualité exceptionnelle. Son départ en transfert libre, après 11 ans passés au club, est un véritable bémol. Note : D
Pour Liverpool : Cette acquisition est une excellente nouvelle pour les Reds, qui comblent un besoin crucial au poste de gardienne, et ce, sans frais de transfert. Après l’échec de la transformation du prêt de Jennifer Falk, Liverpool s’assure les services d’une joueuse que l’entraîneur Gareth Taylor connaît bien pour l’avoir formée à City. Keating apporte une qualité rare, un potentiel de progression significatif et une technique adaptée au style de jeu de Taylor. Malgré sa jeunesse et son inexpérience relative, un temps de jeu régulier lui permettra de s’épanouir pleinement. Note : A
Pour Keating : À 22 ans et écartée des sélections anglaises, Khiara Keating a fait le bon choix en quittant Manchester City pour devenir titulaire. Bien que Liverpool n’offre pas le même potentiel de titres, le temps de jeu est essentiel pour sa progression et sa préparation pour la Coupe du monde féminine 2027. Travailler avec un coach qui la connaît et un style de jeu qui lui convient est une décision judicieuse. Note : A-
13 juillet : Mapi Leon (de Barcelone aux London City Lionesses)
Pour Barcelone : Le départ de Mapi Leon, bien que n’étant pas la plus grande star à quitter le Barça cet été, est une perte significative. Reconnue comme l’une des meilleures défenseures centrales mondiales, elle a été un pilier de l’ascension du club. Son remplacement s’annonce difficile, même si les contraintes financières du club sont moins importantes cette année. L’impact de ce transfert dépendra de la stratégie de remplacement du Barça. Des jeunes talents de La Masia pourraient émerger, mais ne pourront pas immédiatement combler le vide laissé par Leon. Note : D
Pour les London City Lionesses : Ce transfert marque un tournant pour London City. Contrairement à d’autres recrues expérimentées, Leon arrive au sommet de sa carrière, renforçant considérablement l’équipe. Sa capacité à relancer proprement le jeu est parfaitement en phase avec les ambitions du club. Note : A
Pour Leon : Quitter Barcelone, championne d’Europe en titre, représente un recul sportif. En Angleterre, elle ne visera pas les mêmes trophées et rejoint un club dont la qualification en Ligue des champions pourrait être compromise par des problèmes de double propriété. Cependant, à 31 ans, elle découvre un nouveau championnat, un calendrier moins exigeant et un salaire conséquent, tout en se maintenant à un niveau élevé en vue de la Coupe du monde 2023. Note : B
10 juillet : Niamh Charles (de Chelsea à Manchester City)
À Chelsea : Niamh Charles était une solution fiable à gauche de la défense, ayant brillamment réussi sa reconversion d’attaquante. L’opportunité de recruter Katie McCabe début juin a conduit les Blues à ne pas hésiter. L’arrivée de la capitaine irlandaise, l’une des meilleures arrières gauches, permet à des joueuses comme Sandy Baltimore et Veerle Buurman d’évoluer à des postes plus naturels. Se séparer de Charles réduit l’effectif, mais la somme impressionnante de 500 000 £ (670 000 $) pour une internationale anglaise en fin de contrat est une excellente opération. Note : A
Pour Man City : Recruter une arrière gauche était une priorité pour Man City, après le départ de Leila Ouahabi et l’utilisation d’Alex Greenwood à ce poste. L’arrivée de Charles permet à Greenwood de retrouver sa position de prédilection en défense centrale. Bien que Charles n’atteigne pas le niveau d’une McCabe, elle reste une solution très solide et une amélioration significative pour les Citizens. Note : B
Pour Charles : L’arrivée de McCabe à Chelsea rendait son départ inévitable pour maintenir un temps de jeu régulier, essentiel pour sa sélection en équipe d’Angleterre. Elle devrait être titulaire à Manchester City, au sein d’un effectif champion de WSL et vainqueur de la FA Cup, visant de nouveau les titres majeurs et retrouvant la Ligue des champions. Note : A
10 juillet : Ona Batlle (de Barcelone à Arsenal)
Pour Barcelone : Ce départ est sans doute le plus frustrant de l’été pour le Barça. À 27 ans, Batlle est l’une des meilleures arrières latérales du monde. Contrairement à Putellas et Leon, toutes deux dans la trentaine, ou à Paralluelo, dont les exigences salariales étaient trop élevées, le Barça espérait la conserver. Son retour en Angleterre en transfert gratuit est un coup dur. Note : F
Pour Arsenal : Après le départ de Katie McCabe, Arsenal a pourvu le poste d’arrière gauche avec une joueuse de classe mondiale. Batlle, naturellement arrière droite, a une grande expérience sur le flanc opposé, où elle peut évoluer efficacement en tant qu’arrière latérale inversée. Le duo de latéraux titulaires, composé d’Emily Fox et de Batlle, est l’un des meilleurs du football féminin, renforçant l’effectif déjà solide d’Arsenal dans sa quête du titre de WSL. Note : A
Pour Batlle : Bien que ce départ puisse surprendre, Batlle a tout gagné à Barcelone et revient en Angleterre pour un nouveau défi après trois saisons sans trophée à Manchester United. De nouveaux objectifs l’attendent à Arsenal, et ses chances de remporter la Ligue des champions restent élevées, les Gunners ayant remporté ce titre l’année dernière. Note : B
8 juillet : Alexia Putellas (du FC Barcelone aux London City Lionesses)
Pour Barcelone : Perdre Alexia Putellas, joueuse de classe mondiale avec un leadership et une influence déterminants, est un coup dur pour le Barça. Après 14 ans au club et tous les titres possibles, la double lauréate du Ballon d’Or a choisi un nouveau défi. Le fait qu’elle ne rejoigne pas un grand rival européen est une consolation, et le club est bien armé pour aller de l’avant, malgré cette perte. Note : C
Pour London City : C’est un coup de maître. L’arrivée d’une joueuse du calibre de Putellas peut propulser London City vers de nouveaux sommets après une solide sixième place. Elle élève considérablement le niveau de l’équipe et devrait permettre à Grace Geyoro, dont la première saison a été en deçà des attentes, d’exprimer pleinement son talent. Note : A+
Pour Putellas : Peu de footballeuses de haut niveau peuvent clore un chapitre majeur de leur carrière en apothéose, mais Putellas l’a fait en quittant le Barça après un quadruplé historique. Elle découvre un nouveau championnat et un nouveau défi en Angleterre. Bien que les titres ne soient pas aussi garantis qu’en Catalogne, ce choix est judicieux sur le plan international : elle évoluera dans l’un des meilleurs championnats du monde tout en limitant son temps de jeu européen, ce qui lui permettra d’aborder la Coupe du monde 2023 en pleine forme. Elle bénéficiera également d’un salaire très élevé. Note : B
8 juillet : Géraldine Reuteler (Eintracht Francfort à Arsenal)
Pour l’Eintracht Francfort : Aurait-il été plus sage de laisser partir Reuteler l’été dernier, au sommet de sa cote après l’Euro ? Financièrement, sans doute. La joueuse de 27 ans entamait sa dernière année de contrat. Cependant, la conserver a permis à l’Eintracht de réaliser une saison solide, terminant troisième en Bundesliga et se qualifiant pour les préliminaires de la Ligue des champions, un résultat précieux. Son remplacement ne sera pas facile. Note : B
Pour Arsenal : Les Gunners ont évité de laisser Reuteler leur échapper, la milieu de terrain rejoignant Londres un an plus tard en transfert gratuit. Le club avait besoin de profondeur et de polyvalence au milieu de terrain, ce que la Suissesse apporte parfaitement. Sa capacité à occuper plusieurs postes élargit les options de l’entraîneuse Renee Slegers. Ce recrutement, bien que moins médiatisé, est un renfort intelligent pour l’effectif. Note : B
Pour Reuteler : Ce transfert représente une étape majeure dans sa carrière. Pièce maîtresse de l’Eintracht depuis plusieurs saisons, sa performance à l’Euro a confirmé son niveau. Elle mérite ce transfert vers un cador européen, qui pourrait s’avérer très lucratif si elle saisit les opportunités offertes par un effectif de qualité engagé sur plusieurs compétitions. Note : B
6 juillet : Selina Cerci (de Hoffenheim à Arsenal)
Du côté d’Hoffenheim : Selina Cerci, meilleure buteuse de la Frauen-Bundesliga ces deux dernières saisons, quitte le club en tant que joueuse libre, son contrat ayant expiré. Hoffenheim ne percevra aucune indemnité, ce qui est décevant. Remplacer ses buts, qui ont permis au club de terminer dans la première moitié du classement, s’annonce délicat. Le club mise sur sa formation et a déjà recruté deux jeunes attaquantes du FC Barcelone. Note : D
Du côté d’Arsenal : L’arrivée de Cerci, s’ajoutant à Alessia Russo et Stina Blackstenius, n’était peut-être pas une priorité absolue, mais elle offre plus de flexibilité à l’entraîneuse Renee Slegers. Cerci peut jouer en pointe ou sur l’aile, offrant de nouvelles options pour varier l’attaque d’Arsenal, parfois trop prévisible la saison dernière. Note : B+
Pour Cerci : La question principale est son temps de jeu. Titulaire régulière en équipe d’Allemagne grâce à ses performances offensives, une réduction de son temps de jeu à Arsenal pourrait impacter sa carrière internationale à un an de la Coupe du monde. Cependant, avec de nombreux matchs à disputer, elle devrait avoir des opportunités. D’autres clubs lui offraient peut-être un rôle plus important. Note : B-
6 juillet : Johanna Rytting Kaneryd (de Chelsea à Lyon)
Du côté de Chelsea : Rytting Kaneryd s’est distinguée par son engagement, mais a manqué de régularité (11 buts et 15 passes décisives en 79 matchs). Chelsea attend plus de ses ailiers, ce qui rend la vente de la joueuse de 29 ans une bonne affaire pour recruter une joueuse plus prolifique. Le succès de cette opération dépendra de la capacité des Blues à la remplacer adéquatement, car son éthique de travail et sa vitesse sont des atouts précieux. Note : B
Pour Lyon : Recrue intelligente pour les huit fois championnes d’Europe. Rytting Kaneryd n’arrive pas comme une titulaire indiscutable, mais son profil différent offre à l’entraîneur Jonatan Giraldez une option supplémentaire pour faire tourner son effectif et maintenir de la vitesse sur les ailes. Les blessures de Chawinga et Diani en fin de saison dernière ont montré la nécessité de renforcer ce poste. Note : C
Pour Rytting Kaneryd : Après une légère stagnation de sa progression, un nouveau départ pourrait raviver sa flamme. Reste à voir si elle aura suffisamment de temps de jeu à Lyon, mais le grand club français dispute de nombreux matchs, lui offrant des occasions de s’imposer dans un effectif très compétitif et de remporter de nombreux trophées. Note : B
3 juillet : Manaka Matsukubo (du North Carolina Courage à Chelsea)
Pour le North Carolina Courage : C’est un coup dur. Matsukubo, avec cinq buts et quatre passes décisives en neuf matchs, a été cruciale pour maintenir la Caroline du Nord dans les places qualificatives aux play-offs. L’arrivée de la jeune Erica Parkinson, bien que prometteuse, ne compense pas immédiatement le manque d’expérience. Le club a au moins perçu une indemnité de transfert avant que Matsukubo ne devienne libre. Note : D
Côté Chelsea : Après une saison moins prolifique en buts, le renforcement de l’attaque était une priorité, d’autant plus que Sam Kerr et Catarina Macario ont quitté le club. Matsukubo, bien que pouvant jouer en pointe, devrait plutôt évoluer au milieu de terrain pour créer des occasions. Son jeu de jambes et son sens de la passe seront précieux face aux blocs défensifs bas. La signature d’un contrat de cinq ans avec l’une des meilleures jeunes joueuses du monde est un atout majeur. Note : A
Pour Matsukubo : Après avoir brillé en NWSL, elle mérite ce grand pas vers un club sous haute pression. Son profil technique devrait séduire Sonia Bompastor. Son adaptation à la WSL et à la Ligue des champions s’annonce rapide. Elle devrait bien s’entendre avec les joueuses déjà présentes, notamment Lauren James, grâce à leur capacité à exploiter les espaces. Note : B+
3 juillet : Georgia Stanway (Bayern Munich à Arsenal)
Pour le Bayern Munich : La perte de Georgia Stanway est un coup dur. L’internationale anglaise a été fantastique pendant quatre ans et sera difficile à remplacer. Cependant, le Bayern, informé de son départ depuis janvier, a eu le temps de préparer son mercato pour renforcer un milieu de terrain déjà bien fourni. Un coup dur, mais pas une catastrophe. Note : D
Pour Arsenal : Les Gunners dépendaient trop de Kim Little et Mariona Caldentey aux postes de milieux défensifs. L’arrivée de Stanway, combinée à Kyra Cooney-Cross et Geraldine Reuteler, offre à Renee Slegers plusieurs options de qualité pour faire tourner son milieu, s’adapter aux adversaires et réduire la dépendance à certaines joueuses. Stanway apporte expérience, talent et polyvalence dans la quête du premier titre de WSL depuis huit ans. Note : A
Pour Stanway : Arrivée à Munich pour relancer sa carrière, elle a réussi son pari, devenant une pièce maîtresse de l’équipe d’Angleterre et l’une des meilleures milieux de terrain. Elle revient en Angleterre pour évoluer dans le meilleur championnat d’Europe, la WSL, au sein d’une équipe championne de la Ligue des champions l’année dernière. C’est le trophée qui lui a toujours échappé, et elle pourrait avoir davantage de chances de le remporter avec Arsenal. Note : B
2 juillet : Nicole Anyomi (Eintracht Francfort → London City Lionesses)
Pour l’Eintracht Francfort : Cet été s’annonce difficile pour l’Eintracht. Anyomi est l’une des quatre joueuses clés qui partent librement, et elle sera la plus difficile à remplacer, avec 13 buts et six passes décisives en 20 titularisations en Bundesliga. Le club, qui brille par ses initiatives et se qualifie régulièrement pour l’Europe, doit trouver le moyen de conserver ses cadres. Son passé montre sa capacité à se renforcer, mais l’exploit doit être réitéré. Note : D
Pour les London City Lionesses : Pour franchir un cap en WSL et viser les trophées, London City a besoin de plus de joueuses capables de faire la différence en attaque. Les statistiques d’Anyomi sont plus du double de celles de la plupart des joueuses de London City. Bien qu’elle ne soit peut-être pas la joueuse idéale pour le style d’Eder Maestre, elle apporte une menace constante. Note : B
Pour Anyomi : Des clubs plus prestigieux s’intéressaient à elle, tous qualifiés pour la Ligue des champions. Cependant, un succès en coupe reste envisageable pour le club anglais, et il peut lui offrir un rôle clé au sein d’un projet ambitieux. Note : B-
1er juillet : Erica Parkinson (de Valadares Gaia au North Carolina Courage)
Pour le Valadares Gaia : Le départ de Parkinson était prévisible, mais reste un coup dur, d’autant plus que le club ne percevra aucune indemnité de transfert. Malgré cela, Valadares a brillé pendant son passage, atteignant la finale de la Taça da Liga et terminant deux fois dans le top 5 de la Liga BPI. Note : D
Pour le North Carolina Courage : Parkinson, l’une des jeunes joueuses les plus douées, a signé un contrat de trois ans. Le club, qui manquait parfois de créativité, devrait voir ce déficit comblé par la milieu de terrain. L’entraîneur Mak Lind, réputé pour sa capacité à former de jeunes talents, devrait l’aider à atteindre de nouveaux sommets. Note : A
Pour Parkinson : Rejoindre un club dirigé par un entraîneur formateur est une excellente opportunité. Les Courage, avec un effectif jeune mais encadré par des joueuses expérimentées, offrent un environnement propice à son épanouissement. La NWSL, très différente de la Liga BPI, l’aidera à perfectionner son jeu. Un choix judicieux pour son premier grand défi. Note : A
1er juillet : Andrea Medina (de l’Atlético de Madrid à Manchester United)
Pour l’Atlético : Le départ libre d’Andrea Medina, 22 ans, est un coup dur. En quatre ans, elle est devenue un pilier de l’équipe. Son remplacement sera difficile, d’autant plus qu’elle commençait à endosser un rôle de leader. Cette perte illustre les limites actuelles du club madrilène, cinquième de la Liga F. Note : F
Du côté de Manchester United : Arrière gauche de formation, Medina pourrait être alignée en défense centrale, comme en fin de saison à l’Atlético. United, qui dispose déjà d’Anna Sandberg, gagne en profondeur et en polyvalence en défense. Medina a surtout joué dans l’axe d’une défense à trois, il sera donc intéressant de voir son adaptation à un 4-4-2. Elle apporte de la qualité et un potentiel de progression. Note : A
Pour Medina : Ce transfert marque une nouvelle étape dans sa progression. Après s’être imposée en Liga F, elle rejoint ce qui est considéré comme le meilleur championnat du football féminin. Elle devrait alterner entre la charnière centrale et le couloir gauche, consolidant son expérience. Reste à voir si ce nouveau rôle lui conviendra aussi bien que celui d’arrière gauche. Note : B+
29 juin : Sam Kerr (de Chelsea à Gotham)
Du côté de Chelsea : Le départ de Sam Kerr semblait inéluctable. De retour après une longue blessure, elle a peiné à s’imposer dans le onze de Sonia Bompastor. Cependant, une fois revenue de la Coupe d’Asie, elle a enchaîné les buts. À 32 ans, elle n’était pas la solution à long terme, mais Chelsea aurait eu intérêt à la conserver, tout en recrutant d’autres renforts. Note : C
Pour Gotham : Malgré une bonne position en barrages, Gotham a inscrit un nombre de buts faible. L’arrivée de Kerr devrait y remédier. Esther González peinant cette saison, le recrutement d’une attaquante de pointe de haut niveau était nécessaire. Une excellente recrue pour une équipe qui doit marquer davantage pour conserver son titre de championne de la NWSL. Note : B
Pour Kerr : Après une saison mitigée à Chelsea, il est important pour Kerr de retrouver un rythme de jeu régulier en vue de la Coupe du monde. Son temps de jeu n’est pas garanti à Gotham, mais elle possède de réelles qualités et aura l’occasion de les démontrer. Sur le plan personnel, ce transfert est pertinent, la joueuse de 32 ans ayant eu un enfant avec sa compagne Kristie Mewis, dont la famille vit près de New York. Note : B
23 juin : Felicia Schroder (transfert de Hacken au Real Madrid)
Pour Hacken : La Damallsvenskan est une pépinière de talents. Hacken savait qu’il ne pourrait pas conserver Felicia Schroder éternellement, surtout après ses 30 buts en championnat. Le club a pleinement valorisé son passage : ses buts ont permis à Hacken de remporter un titre national et la première Coupe d’Europe. Son départ pour environ 1,5 million d’euros, un record pour le club, est un coup dur, mais l’opération a été brillamment négociée. Note : B
Du côté du Real Madrid : Ce recrutement marque-t-il l’ambition nécessaire pour réduire l’écart avec le FC Barcelone ? Souvent critiqué pour son manque d’audace, le Real investit massivement dans l’une des meilleures jeunes joueuses du monde. Schroder, déjà une star, devrait apporter les buts indispensables à une équipe qui manquait de régularité en attaque. Le Real espère qu’elle deviendra une joueuse de classe mondiale. Note : A
Pour Schroder : Malgré les critiques envers Madrid, ce transfert lui est favorable. Elle devrait s’imposer comme l’attaquante centrale titulaire, évoluer dans un championnat de haut niveau et disputer la Ligue des champions. La pression augmentera, mais Madrid a un bon bilan en matière de formation des jeunes. L’encadrement reste de qualité, et son association avec Linda Caicedo sera fascinante. Note : B+
19 juin : Mary Earps (du Paris Saint-Germain aux London City Lionesses)
Du côté du PSG : Ce transfert n’a pas été une réussite pour le club ni pour Earps. La gardienne n’a pas affiché un niveau de classe mondiale constant en France, commettant quelques erreurs médiatisées. La période tumultueuse du club n’a rien arrangé. Il n’est pas surprenant que les deux parties se séparent à l’expiration du contrat d’Earps, le PSG n’y perdant ni ne gagnant grand-chose. Note : C
Pour London City : Le poste de gardienne était une priorité pour London City. Elene Lete affichait le deuxième pire pourcentage d’arrêts du championnat. Plus expérimentée, Earps devrait lui transmettre son savoir-faire. Reste à savoir si elle retrouvera son meilleur niveau en Angleterre. Si c’est le cas, le club aura renforcé un secteur qui en avait besoin. Note : B
Pour Earps : S’éloigner du cirque parisien est une bonne idée pour retrouver un niveau de performance régulier. L’ex-internationale anglaise a beaucoup appris en France. Elle espère que l’environnement ambitieux de London City lui permettra de retrouver son meilleur niveau, profitant d’un contrat avantageux en fin de carrière. Note : B
16 juin : Caroline Weir (du Real Madrid à Lyon)
Pour le Real Madrid : Le départ de Weir est un symptôme préoccupant, témoignant des progrès encore nécessaires au projet de l’équipe féminine. L’Écossaise, la plus grande joueuse ayant porté le maillot des « Blancas », quitte la capitale sans avoir remporté le moindre titre. Pour conserver des talents comme Weir, le club merengue doit faire mieux. Son départ sera une perte énorme. Note : F
Pour Lyon : Une recrue fantastique, arrivée libre, pour le finaliste de la Ligue des champions. Capable de faire basculer les grands rendez-vous, l’Écossaise apporte expérience et qualité, aidant l’OL à mettre fin à quatre ans de disette continentale. Avec le départ de Lindsey Horan, son arrivée renforce un milieu de terrain déjà redoutable. Note : A
Pour Weir : Après avoir brillé sans remporter de titre à Madrid, la milieu de terrain mérite ce transfert qui doit lui ouvrir les portes des trophées. Elle franchit un nouveau cap en rejoignant les huit fois championnes d’Europe. Un choix qui, au vu de l’exposition médiatique de l’OL, devrait enfin lui offrir la reconnaissance que son talent mérite. Note : A
12 juin : Beth Mead (Arsenal à Manchester City)
Du côté d’Arsenal : Les Gunners savaient qu’ils devraient se séparer de plusieurs joueuses. Mead figurait parmi celles que le club souhaitait conserver, ayant été très efficace. Cependant, Arsenal n’a pas pu égaler la durée du contrat proposé par Manchester City, entraînant un départ regretté. Il sera essentiel de la remplacer à la hauteur, car ce transfert a fait perdre au club une grande partie de sa créativité et de sa puissance offensive. Note : D
Pour Manchester City : Les flancs sont déjà bien pourvus, rendant ce recrutement surprenant. Un contrat de trois ans pour une joueuse de 31 ans interpelle. Mais Mead affiche des performances constantes, apportant fiabilité, expérience et mentalité de gagnante. Si City veut se battre pour les titres, il a besoin d’un effectif plus étoffé, surtout avec le retour en Ligue des champions. Mead, polyvalente, apporte exactement cela. Note : B
Pour Mead : Avec une Coupe du monde l’année prochaine, le temps de jeu sera crucial. Ce transfert ne le garantit pas automatiquement, mais la rotation sera essentielle si l’équipe d’Andree Jeglertz veut rivaliser sur quatre tableaux. Mead devrait avoir de nombreuses occasions de s’imposer. Sur le plan personnel, un contrat de trois ans avec un grand club à 31 ans, et la perspective de retrouver Vivianne Miedema, sont de bonnes nouvelles. Note : B
1er juin : Katie McCabe (d’Arsenal à Chelsea)
Du côté d’Arsenal : La gestion du dossier McCabe a suscité des interrogations. Joueuse clé et polyvalente, elle semblait promise à un départ. Les Gunners ont ensuite fait volte-face, lui proposant une offre avec un rôle très spécifique, ce qui l’a poussée à chercher un nouveau défi. L’arrivée d’Ona Batlle atténue le coup, mais Arsenal pourrait regretter son manque de vision, d’autant plus que McCabe rejoint un rival direct. Note : D
Pour Chelsea : C’est une recrue fantastique. Chelsea semble avoir « volé » McCabe sous le nez de Manchester City. Les Blues ont utilisé différentes options à l’arrière gauche, mais aucune n’était vraiment à l’aise. L’arrivée de McCabe libère Baltimore pour un rôle offensif et permet à Buurman de s’épanouir en défense centrale. McCabe, l’une des meilleures à son poste, élève considérablement le niveau des Blues. Note : A
Pour McCabe : De nombreux supporters d’Arsenal sont consternés par son choix de rejoindre un grand rival. Mais cette joueuse de 30 ans saisit l’occasion de rejoindre un autre grand club aux ambitions considérables. Elle s’intègre parfaitement chez les Blues, s’impose comme titulaire et peut enfin viser de nombreux trophées. Étant donné son mécontentement face à l’offre d’Arsenal, ce départ est une avancée personnelle. Note : B
