Un virage inattendu dans le mercato de l’om
Le transfert de Mason Greenwood au sein de l’Olympique de Marseille fait les gros titres, non pas pour son arrivée, mais pour son départ précipité. Après avoir frôlé un accord avec la Roma, l’ailier anglais a finalement choisi la voie turque en signant avec Fenerbahçe. Une décision qui a suscité des remous en Italie, où les observateurs s’interrogent sur la fiabilité des négociations.

Sous pression financière, l’OM a dû se résoudre à céder Greenwood pour alléger sa masse salariale. Une manœuvre qui semblait acquise en direction de la Roma, club où l’Anglais était la cible prioritaire de Gian Piero Gasperini. Pourtant, le joueur a opéré un revirement spectaculaire, préférant Istanbul à Rome. Un choix qui laisse un goût amer chez les dirigeants italiens, habitués à des scénarios bien plus limpides.
Des négociations sous tension, un résultat incertain
Les échanges autour de Greenwood ont révélé des tensions persistantes. Un représentant du football italien, Roberto Pruzzo, a vivement critiqué cette situation : « Ce genre de dossier finit toujours mal. On ignore si le joueur désirait vraiment rejoindre la Roma. Au final, il atterrit à Fenerbahçe. Il est rare que l’on entende : *Ce joueur me convient, je le recrute sur-le-champ*. » Une analyse partagée par son collègue Fernando Orsi, qui ajoute : « Le football ne s’arrête pas avec Greenwood. Ce joueur ne m’inspire pas confiance, et avec une somme similaire, on peut recruter quelqu’un de plus adapté à Gasperini. La Coupe du monde représente une vitrine pour les talents. »
La Roma mise sur un plan B, Greenwood en quête de stabilité
Face à cet échec, la Roma et Gasperini se tournent vers des alternatives. Parmi elles, le nom de Moreira émerge comme une solution idéale. « Ce joueur incarne parfaitement la philosophie de Gasperini. Sa valeur a progressé, notamment après la Coupe du monde, tout comme celle de Nusa ou Garnacho. Sans oublier Tresoldi, auteur d’une belle saison. Gasperini pourrait faire de Moreira un atout encore plus complet. Quant à Greenwood, son salaire dépasse largement les capacités des clubs italiens. Le club a préféré renoncer à la Ligue des champions plutôt que de s’engager dans un tel investissement. »
Cette affaire met en lumière les défis du mercato, où les désistements et les revirements peuvent coûter cher, tant sur le plan sportif qu’économique. L’OM a ouvert une porte, mais c’est bien à Fenerbahçe que Greenwood a choisi de poser ses valises.
