Un accord signé à Rabat pour renforcer la stabilité à Gaza
Un accord historique a été signé à Rabat, officialisant la participation du Maroc à la Force internationale de stabilisation prévue pour Gaza. La cérémonie, présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a rassemblé des responsables de la défense nationale ainsi que Nikolaï Mladenov, représentant du Conseil de paix pour Gaza. Une délégation, incluant notamment le commandant de la future force, était également présente pour marquer cet engagement.
Des contributions militaires et humanitaires concrètes
Le gouvernement marocain a précisé que cette participation s’inscrivait dans une démarche globale visant à stabiliser la région. Parmi les mesures annoncées, le déploiement d’officiers supérieurs, de membres de la gendarmerie et de policiers est prévu. Par ailleurs, un hôpital militaire de campagne sera installé à Gaza pour soutenir les populations locales.
Une première dans le monde arabe
Bien que d’autres pays comme l’Albanie, le Kazakhstan et le Kosovo aient également accepté de rejoindre cette force, le Maroc se distingue comme le premier pays arabe à déployer effectivement des troupes sur le terrain. Les militaires marocains auront pour mission principale de sécuriser une zone humanitaire pilote dans la région de Rafah, au sud de Gaza. Ce périmètre, destiné à accueillir des logements temporaires et des infrastructures d’aide, sera placé sous la protection de la force internationale.
Un déploiement progressif et conditionnel
Plusieurs étapes restent à franchir avant une mise en œuvre effective. Israël doit d’abord finaliser avec chaque pays contributeur un accord sur le statut juridique des militaires étrangers engagés à Gaza. Aucun calendrier précis n’a encore été arrêté pour la création de la zone humanitaire de Rafah, dont les travaux pourraient débuter en 2027 au plus tôt.
En attendant, des délégations restreintes des pays participants poursuivent leurs préparatifs depuis une base située dans le sud d’Israël. La mission de cette force internationale sera d’accompagner la transition sécuritaire à Gaza, mais son déploiement reste conditionné par des négociations en cours sur le désarmement du Hamas, le retrait progressif de Tsahal et l’organisation de l’administration civile du territoire.
