Le Mali lance une chasse aux chefs terroristes avec des primes record
Face à l’urgence sécuritaire qui pèse sur le Mali, les autorités ont franchi une étape décisive en instaurant une prime exceptionnelle pour la capture ou l’élimination de sept chefs terroristes notoirement recherchés. Ces récompenses, allant de 500 millions à 2 milliards de francs CFA, reflètent l’importance stratégique de ces individus dans la propagation de la violence au Sahel.
Un communiqué officiel du ministère de la Sécurité et de la Protection civile précise les modalités de cette opération : « Toute personne disposant d’informations fiables et exploitables sur la localisation ou les activités de ces fugitifs sera éligible à une récompense financière ». Une démarche visant à mobiliser l’ensemble des acteurs, y compris la population, dans cette bataille contre le fléau terroriste.
Les cibles prioritaires et leurs profils
Parmi les sept figures mises à prix, certaines occupent une place centrale dans l’échiquier du terrorisme régional. Iyad Ag Ghali, leader d’un groupe armé influent, est désormais assorti d’une prime de 2 milliards de francs CFA, la plus élevée du dispositif. Suivent Hamadoun Hassan Sankaré, alias Amadou Kouffa, et Abdoulaye Mahamadou Bekaye Diallo, alias Doulé Bib de Nampala, chacun promis à une récompense de 1,5 milliard de francs CFA.
Les autres noms incluent Alghabass Ag Intallah (1 milliard de francs CFA), ainsi que quatre autres individus dont les identités et les rôles présumés dans les attaques récentes ont été détaillés dans les documents officiels. Ces personnalités sont accusées d’avoir orchestré des attaques meurtrières contre des civils et des forces de l’ordre, semant la terreur dans plusieurs localités du pays.
Une stratégie globale pour renforcer la sécurité
Les autorités maliennes insistent sur le caractère prioritaire de cette initiative, qui s’inscrit dans un plan plus large de lutte contre le terrorisme. « Ces récompenses s’ajoutent aux efforts militaires et aux partenariats internationaux pour affaiblir les réseaux terroristes », a déclaré un porte-parole des Forces armées maliennes. L’objectif ? Dénicher ces criminels avant qu’ils ne commettent de nouveaux attentats.
Les citoyens sont appelés à collaborer activement avec les forces de l’ordre en signalant toute activité suspecte ou information utile. Une plateforme dédiée a été mise en place pour centraliser les signalements, garantissant l’anonymat des informateurs. « La vigilance de chacun peut faire la différence entre la vie et la mort », rappelle un responsable sécuritaire.
Alors que le Sahel reste sous haute tension, cette mesure symbolise la détermination du Mali à reprendre le contrôle de son territoire et à protéger ses populations. Une course contre la montre s’engage pour localiser ces fugitifs avant qu’ils ne frappent à nouveau.
