Loi contre l’homosexualité au Sénégal – sonko promet son application stricte

Loi contre l’homosexualité au Sénégal : Sonko promet son application stricte

Le Premier ministre sénégalais a réaffirmé la fermeté de Dakar face aux pressions extérieures concernant le durcissement des sanctions contre les actes contre nature.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement indiqué que la nouvelle législation sénégalaise contre les actes contre nature serait appliquée sans réserve.

Lors d’une intervention devant les députés à l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement a balayé d’un revers de main les critiques internationales, notamment celles venues de pays occidentaux, qui dénoncent le durcissement des peines prévues par la loi n°2026-08.

Ousmane Sonko a rappelé avec force que le Sénégal, en tant que nation souveraine, se devait de protéger ses valeurs et son identité face à des pratiques jugées inacceptables par la majorité de sa population.

« Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il déclaré avec conviction.

Une résistance face à « l’impérialisme culturel occidental »

Le Premier ministre a vivement réagi aux prises de position de certains intellectuels africains, dont Me Alice Nkom, qui s’opposent à cette loi. Pour lui, ces critiques s’inscrivent dans une logique de « tyrannie » où une minorité occidentale, malgré ses divisions internes, cherche à imposer ses normes au reste du monde.

« Nous sommes huit milliards d’êtres humains dans le monde, mais il y a un petit noyau qui s’appelle l’Occident, au sein duquel le débat n’est pas tranché, mais parce qu’il a des moyens et maîtrise les médias, veut imposer l’homosexualité au reste du monde. Au nom de quoi ? »

Ousmane Sonko a martelé que son gouvernement n’envisageait aucun moratoire sur cette loi : « Cette loi sera appliquée », a-t-il insisté, soulignant que le texte, adopté le 27 mars 2026, entrerait en vigueur sans délai.

La modification de l’article 319 du code pénal sénégalais, issue de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965, élargit désormais la définition des « actes contre nature ». Elle durcit les sanctions et intègre explicitement l’apologie ainsi que le financement de ces actes.

Selon le nouveau texte, « constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe ». Sont également concernés « tout acte sexuel ou à caractère sexuel commis par une personne de l’un ou l’autre sexe sur un cadavre humain ou sur un animal ».

Les peines encourues sont lourdes : un emprisonnement de 5 à 10 ans et une amende de 2 000 000 à 10 000 000 francs CFA, sans préjudice des sanctions prévues en cas de viol ou de pédophilie.

Ousmane Sonko

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