Le président gabonais, Brice Oligui Nguema, a récemment annoncé une réforme des critères d’octroi des bourses d’État destinées aux étudiants désireux de poursuivre leur parcours universitaire dans certains pays européens. Cette initiative est motivée par l’augmentation constante des frais de scolarité ainsi que par la réduction des dispositifs de soutien aux étudiants à l’étranger.
Cette décision stratégique a été rendue publique le 17 août 2026, lors d’une allocution nationale prononcée à la veille des festivités marquant le 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon. Bien que le chef de l’État n’ait pas spécifié les nations européennes visées, la France pourrait être particulièrement concernée, compte tenu du grand nombre d’étudiants gabonais qui s’y rendent traditionnellement grâce à des aides financières publiques.
Privilégier l’enseignement supérieur africain
En parallèle, Brice Oligui Nguema a exhorté la jeunesse gabonaise à se tourner davantage vers les institutions universitaires et les centres de formation d’excellence présents sur le continent africain. Il a souligné le potentiel significatif de l’Afrique en matière d’enseignement supérieur, d’innovation et de développement de compétences professionnelles.
Pour le président gabonais, cette réorientation s’inscrit dans une démarche visant à mieux contrôler les dépenses liées aux études internationales, tout en renforçant les capacités de formation au niveau national. Il a également insisté sur la nécessité de concevoir des programmes d’études qui soient en adéquation avec les priorités économiques et les besoins en compétences spécifiques du Gabon.
Les autorités gabonaises cherchent ainsi à mettre en œuvre une politique de formation plus alignée sur les ambitions de développement du pays, face à la hausse continue des coûts de l’éducation supérieure à l’étranger.
Le Gabon a par ailleurs célébré son indépendance le 17 août à Libreville, avec diverses cérémonies officielles, dont un défilé militaire. L’événement a vu la participation du président congolais Félix Tshisekedi et du général Horta Ntam, représentant la Guinée-Bissau.
