La haine anti-marocaine, un outil politique clé pour le pouvoir algérien

Une escalade inédite des tensions entre l’Algérie et le Maroc

Depuis l’avènement du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a vu fleurir une rhétorique anti-marocaine d’une virulence sans précédent. Ce n’est plus une simple rivalité diplomatique, mais une véritable stratégie politique où la haine envers le Maroc devient un levier de pouvoir. Les observateurs les plus critiques soulignent que cette radicalisation est un phénomène récent, bien que les tensions entre les deux pays remontent à des décennies.

De Bouteflika à Tebboune : l’évolution d’une animosité

Sous la présidence de Bouteflika, les frictions avec le Maroc existaient, mais elles restaient contenues. Le pouvoir algérien savait doser ses attaques, préférant une hostilité discrète. Avec Tebboune, la donne a radicalement changé : la haine est désormais publiquement assumée, amplifiée par les réseaux sociaux et les médias d’État.

AL24 News, une chaîne de propagande anti-marocaine

L’un des exemples les plus frappants de cette dérive est la création de la chaîne AL24 News, entièrement dédiée à la glorification du régime et à la diabolisation du Maroc. Ses journalistes, souvent plus prompts à insulter qu’à informer, rivalisent d’inventivité pour salir l’image du Royaume. Peu importe si les accusations sont infondées : l’objectif est de marquer les esprits.

Le sport, un terrain miné par la propagande

L’Algérie a même poussé le ridicule à son paroxysme : lors des compétitions sportives, notamment les grands événements comme la Coupe du monde, les médias officiels évitent soigneusement de mentionner le Maroc. Une performance marocaine, saluée dans le monde entier, devient taboue sur les écrans algériens. En 2022, lors du Mondial au Qatar, la sélection marocaine a atteint les demi-finales, un exploit ignoré par la télévision publique algérienne. Le scénario risque de se répéter en 2026.

Un commentateur sportif algérien a récemment affirmé que Lionel Messi, auteur de trois buts contre l’Algérie, était manipulé par « le lobby juif » pour punir le pays de son « soutien au Sahara occidental et à la cause palestinienne ».

L’antisémitisme d’État, une dérive inquiétante

Cette propagande ne se limite pas à des insultes géopolitiques. Certains médias algériens, en relayant des théories complotistes, franchissent un seuil dangereux. Des propos antisémites, autrefois marginaux, sont désormais diffusés à l’antenne, traduits et amplifiés. Ces dérives, qui circulent en français et en anglais, risquent d’avoir des répercussions internationales.

La haine comme ascenseur social

Dans ce contexte, afficher une hostilité farouche envers le Maroc est devenu un passage obligé pour gravir les échelons du pouvoir en Algérie. Les compétences professionnelles passent au second plan : ce qui compte, c’est la capacité à haïr sans retenue. Cette logique perverse crée une génération de responsables politiques obsédés par la confrontation, prêts à tout pour satisfaire leur base militante.

Un discours qui isole l’Algérie sur la scène internationale

En transformant la haine en instrument de gouvernance, le régime algérien a fait de la rupture et de la division ses principaux outils. Résultat : les relations avec les voisins, qu’ils soient arabes, méditerranéens ou africains, se dégradent. Depuis l’arrivée de Tebboune, cette politique de confrontation a pris une dimension systématique, avec des conséquences imprévisibles.

Conclusion : une identité nationale construite sur la haine

L’Algérie semble désormais façonner une partie de son identité nationale autour de cette obsession anti-marocaine. La phrase « Dis-moi qui tu détestes, je te dirai qui tu es » résume cette dérive. Les influenceurs proches du pouvoir, actifs sur les réseaux sociaux, propagent cette idéologie avec une jubilation à peine voilée. La haine contre le Maroc n’est plus un simple ressenti, mais un modèle de gouvernance.