Ce mercredi 8 juillet, la capitale économique ivoirienne, Abidjan, a été le théâtre de la première réunion annuelle de 2026 du Comité régional de pilotage (CRP) des projets WACA ResIP. L’événement, tenu au Plateau, a réuni une constellation de représentants des États membres, d’institutions régionales clés et de partenaires techniques et financiers, tous résolument engagés dans la préservation et la gestion durable du littoral ouest-africain.
Lors de la séance inaugurale, Bérangère Prince, spécialiste principale en gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale, a rappelé l’engagement de son institution. Depuis 2018, la Banque mondiale soutient activement le programme WACA, aux côtés d’une multitude d’acteurs financiers et techniques.
« Nous avons une chance inouïe, car ce programme est un véritable catalyseur, fédérant de nombreux partenaires et forgeant une solide solidarité régionale », a-t-elle souligné. Elle a cité, entre autres contributeurs majeurs, l’Agence française de développement, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne, ainsi que diverses organisations régionales.
La spécialiste a mis en exergue l’importance capitale des zones côtières, qui génèrent « plus de 50 % du PIB » de la région. Ces territoires stratégiques exigent une approche de gestion intégrée et proactive, capable de mitiger les effets dévastateurs du changement climatique.
Dans son bilan de la phase initiale du programme WACA, Bérangère Prince a présenté des résultats tangibles : « 500 000 personnes ont vu leur résilience face aux impacts climatiques s’améliorer », entre « 300 000 et 400 000 emplois » ont été soit créés, soit consolidés, et « plus de 32 000 hectares d’écosystèmes côtiers » ont été restaurés avec succès.
Elle a également annoncé l’extension du programme sous l’appellation WACA+. Les prochaines étapes incluront des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Togo et la Guinée-Bissau, renforçant ainsi la portée de cette initiative cruciale.
Au nom du ministre en charge de l’Environnement, Kouadio Parfait a officiellement ouvert les travaux. Il a chaleureusement salué la présence des délégations des pays bénéficiaires et a réaffirmé l’engagement indéfectible des partenaires techniques et financiers dans la lutte contre les répercussions du changement climatique sur les zones littorales.
« Les nations d’Afrique de l’Ouest partagent un trésor commun : un littoral d’une richesse inestimable en biodiversité, en ressources économiques et en opportunités de développement. Cependant, ce même littoral est aujourd’hui confronté à des menaces croissantes, telles que l’érosion côtière, les inondations récurrentes, la submersion marine et la dégradation accélérée des écosystèmes, toutes aggravées par les bouleversements climatiques », a-t-il déclaré, dressant un tableau lucide des défis.
Le programme WACA, a-t-il affirmé, représente « un modèle de coopération exemplaire », offrant aux États une plateforme unique pour mutualiser leurs savoir-faire et élaborer des réponses collectives aux impératifs environnementaux du littoral ouest-africain.
Le représentant ministériel a précisé que cette réunion du Comité régional de pilotage avait pour objectifs principaux l’évaluation des avancées, la préparation de la clôture de WACA ResIP, l’accélération de la mise en œuvre de WACA ResIP 2 et le renforcement de la coordination régionale pour une gestion plus efficace.
Évoquant les réalisations concrètes en Côte d’Ivoire, il a mis en lumière les infrastructures déployées à Grand-Lahou. Ces aménagements ont permis de stabiliser près de sept kilomètres de côte, de restaurer des mangroves vitales et d’améliorer significativement les conditions de vie de plus de 150 000 personnes. « Nous pouvons désormais affirmer que la problématique de l’érosion côtière a été résolue à Lahou-Kpanda, zone d’intervention clé du projet », a-t-il conclu avec satisfaction.
Cette rencontre stratégique du CRP des projets WACA ResIP, rassemblant des représentants des pays concernés, de l’UEMOA, de la Banque mondiale, de la CEDEAO, de la CEEAC et des institutions régionales d’exécution, marque une étape cruciale pour consolider la coopération en faveur d’une gestion durable et d’une résilience côtière ouest-africaine renforcée.
